Aller au contenu principal

Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants

Publié dans Le Monde le
Un transfert de migrants secourus en mer, d’un navire de Frontex vers un plus petit bateau, au large de la Crète (Grèce), le 21 février 2026. STEFANOS RAPANIS/REUTERS
Légende

Un transfert de migrants secourus en mer, d’un navire de Frontex vers un plus petit bateau, au large de la Crète (Grèce), le 21 février 2026.

Combien de temps Frontex tolérera-t-elle les violations croissantes des droits des migrants en Grèce ? Une enquête du « Monde » documente les multiples alertes adressées par le Bureau des droits fondamentaux de l’agence européenne, qui jusqu’ici n’ont pas déclenché de réaction significative.

Quelques heures avant que la pluie ne se mette à tomber, le moteur d’un canot pneumatique transportant 43 personnes, dont plus d’une douzaine d’enfants, est tombé en panne en mai 2025 près de l’île de Samos, en mer Egée. « Oh mon Dieu, aidez-nous, s’il vous plaît – le bateau est rempli d’eau », déclare une personne citée dans un rapport d’incident grave rédigé par le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex – l’organisme de contrôle quasi autonome de l’agence européenne des frontières. La scène se poursuit ainsi : « Des hommes masqués sont arrivés en bateau – ils sont là pour nous aider. » Un autre migrant répond, selon le rapport : « Ce n’est pas de l’aide. »

Au lieu d’être secouru, le groupe aurait été embarqué à bord d’un navire des garde-côtes grecs et transporté en mer pendant deux heures par des agents grecs. Certains étaient armés, portaient des cagoules noires et ont ensuite jeté les migrants dans deux radeaux de sauvetage gonflables d’une hauteur de…

Explore
Catégorie de l'article
Région
Pays
SocialTags