A Thessalonique, le Premier ministre Alexis Tsipras a donné au public du "Mesdames, Messieurs" lors de son discours de rentrée politique. Une semaine plus tard, devant le Comité central de son parti de gauche radicale Syriza, il en a appelé aux "Camarades !" Le premier discours était truffé de chiffres à l'intention des investisseurs. Le second était une attaque en règle contre l'opposition de droite. Comme au bon vieux temps, lorsque les conservateurs de Nouvelle Démocratie étaient le meilleur ennemi du Pasok, parti socialiste qui a dirigé le pays pendant près de trois décennies. Reste que, un an à peine après sa réélection, Alexis Tsipras s'essouffle.
"Normal, relève Loucas Stamelos informaticien au chômage. En moins d'un an, Syriza est devenu le nouveau Pasok." Autrement dit, comme jadis le Parti panhellénique socialiste, Syriza place les siens aux commandes et s'englue dans les affaires. Comme le Pasok, Syriza affichait de hautes ambitions pour le pays, mais est en train de louper le coche, faute de volonté. "Pire, grince un politicien. Au moins, le Pasok était organisé, il avait des structures. Chez nous, c'est un bordel sans nom. La seule chose qui compte c'est l...