Elon Musk, en février 2025, lors de la CPAC, le grand raout des conservateurs américains, à National Harbor, dans le Maryland.
Par sa fortune inimaginable, son avidité sans borne et son manque d’empathie, le magnat de la tech incarne la faillite morale que le philosophe grec associait à l’extrême richesse. Redoutant les effets délétères des inégalités, Platon voulait fixer des limites à l’accumulation d’argent. Sa préoccupation est plus que jamais d’actualité, écrit cet historien de la pensée politique.
[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 30 août 2026 et republié le 18 septembre]
Depuis qu'Elon Musk est devenu la première personne au monde à amasser un patrimoine de 1 000 milliards de dollars, les gens cherchent à comprendre l'ampleur de son inimaginable fortune [du fait des variations boursières, celle-ci a un peu diminué. Au 30 août, elle se situait autour de 873 milliards de dollars].
Certains ont remarqué que, sous la forme de billets de 100 dollars, 1 000 milliards de dollars formeraient une pile de quasi 1 100 kilomètres de haut. L'économiste Steven Durlauf a observé qu'un temps, le patrimoine de John D. Rockefeller équivalait à environ 1,5 % du PIB des États-Unis, contre plus de 3 % pour celui de Musk aujourd'hui. Les supporteurs des Knicks à New York auront peut-être remarqué que même leur basketteur vedette, Jalen Brunson, qui gagne 39 millions de dollars par an…