Alexis Tsipras est Premier ministre grec depuis septembre 2015. Il appartient au parti de gauche Syriza.
EURACTIV - Vous avez invité les dirigeants des pays méditerranéens à Athènes. Quel est l'objectif de cette rencontre ?
ALEXIS TSIPRAS - Tout le monde sait que l'Europe est à un tournant critique. La stagnation économique, les problèmes de cohésion sociale, la généralisation de l'euroscepticisme et de l'isolationnisme et la montée en puissance des populismes d'extrême droite sont autant de questions que nous ne pouvons plus ignorer dans un contexte de débat sur l'évolution de l'intégration européenne.
Dans ce débat, les pays méditerranéens européens peuvent, et doivent, faire entendre leur voix. Pour gagner en influence, nous devons trouver une approche et des positions communes. C'est dans ce but que nous nous sommes adressés aux dirigeants français, italien, espagnol, portugais, chypriote et maltais pour organiser une première rencontre à Athènes. Indépendamment de l'origine politique de chacun de nous, je pense que nous pouvons trouver les bases d'une action commune.
Il faut dynamiser la croissance et...