Pourquoi les Juifs et les Grecs ne pouvaient-ils pas s’entendre ?

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Pourquoi les Juifs et les Grecs ne pouvaient-ils pas s’entendre ?

Ce petit dossier est pour mettre en lumiere les rapports etroits qu a l Hellenisme avec le Judaisme

Mes sources seront principalement juives

Pourquoi les Juifs et les Grecs ne pouvaient-ils pas s’entendre ?
Une guerre philosophique, d'hier a aujourd'hui

par Tzvi Freeman

Question :

J’ai du mal à apprécier ‘Hanouccah. À mon sens, toute cette histoire fut un désastre absolu. Voilà la rencontre de deux cultures tellement riches, qui auraient pu partager tellement de choses et tellement apporter au monde ensemble, et au lieu de cela : blam ! Les extrémistes des deux camps ont déterré la hache de guerre.

Je ne comprends pas. Les Grecs étaient universalistes. Ils étaient ouverts aux nouvelles idées, d’où qu’elles proviennent. Ils ont répandu la connaissance et la compréhension dans tout le bassin méditerranéen. Cette rencontre était une occasion en or de faire connaître les valeurs juives au monde. Pourquoi ces fanatiques de Maccabées n’ont-ils pas été capables de trouver un compromis ?

La réponse courte :

Ce fut effectivement la plus grande chose qui pouvait arriver à l’esprit grec : découvrir la seule chose qu’il ne pouvait pas tolérer. Un peu comme le kinésithérapeute qui vous aide à trouver l’endroit de votre dos sur lequel il ne faut surtout pas appuyer.

Pour le Juif, aussi, ce fut une expérience édifiante. Les lignes rouges sont apparues clairement, et, grâce à ces lignes directrices, la Torah devint capable de survivre jusqu’à aujourd’hui.

La réponse longue :

Vous avez raison sur un point : toute l’histoire de ‘Hanouccah constitua un épisode complètement atypique de l’histoire de la Grèce Antique. Je ne pense pas que celle-ci ait jamais réprimé ou interdit une quelconque autre culture. Chaque civilisation nouvellement conquise possédait ses dieux et ses rituels propres, et c’était formidable aux yeux des Grecs. « Hey, vous avez des dieux ? Nous aussi ! On fait un échange ? Vous avez des rituels ? Vous avez des croyances ? On adore ça ! On va même vous aider à faire de belles et grandes statues ! » Les Grecs étaient de grands syncrétistes, c’est-à-dire qu’ils pouvaient mélanger toutes les cultures du monde connu et en faire une grande tchouktchouka..

Dans ce cas, que pouvaient-ils bien avoir contre les Juifs ?

Bien sûr, il y avait des conflits d’intérêt politiques, qui constituèrent les raisons apparentes de cette confrontation. Mais il est évident que quelque chose de plus profond était également en jeu. Un malaise subliminal qui a fait apparaître le pire aspect des Grecs et a poussé les Maccabées à la révolte. Apparemment, il y avait quelque chose dans la mentalité juive qui ne se prêtait pas à ce joyeux mélange.

Considérez les choses du point de vue juif : les Juifs ont aussi emprunté de toutes les cultures avec lesquelles ils ont été en contact. Quoi que vous dise votre grand-mère, Abraham ne tartinait pas ses tranches de guefilte fish avec du raifort. Et la culture de laquelle nous avons le plus emprunté fut certainement celle de la Grèce Antique. Le Talmud nous dit que le seul langage dans lequel la Torah pouvait être traduite élégamment était le grec. Il y est dit que c’est une langue magnifique. Il y est dit que, d’entre tous les peuples, les Grecs avaient les idées les plus proches des nôtres. Nos Sages ont fait l’éloge de nombreux philosophes grecs. Maïmonide a écrit qu’Aristote fut un demi-prophète. Le Seder Hadorot, un livre d’histoire juive classique, prétend qu’Aristote devint juif !

Alors que s’est-il passé ? Pourquoi un clash aussi violent ? Pourquoi les Juifs n’ont-ils pas été capables de trouver un quelconque compromis avec le dirigeant hellénique ?

Nous avons besoin de répondre à cette question parce que, de manière très tangible, ‘Hanouccah se perpétue. Notre société aujourd’hui est un bizarre amalgame de ces deux cultures, la culture hellénique et la culture juive. Si ce conflit a eu lieu dans le passé, la question est : a-t-il trouvé sa résolution avec le temps ? Ou bien combattons-nous encore les éléphants grecs ? En d’autres termes : notre société est-elle schizoïde ?

Tête à tête – et au-delà

Alors voici comment la conversation se déroule. Quelle conversation ? Celle qui se tient depuis que l’esprit grec et l’esprit juif se sont rencontrés, il y a presque deux millénaires et demi. Où se tient-elle ? Pour l’essentiel, quelque part dans les profondeurs des consciences juives :

Le Grec : Alors parlez-nous de vos dieux, M. Maccabée.

Le Juif : Hum, il faut le dire au singulier.

Le Grec : OK, parlez-moi de vos dieux.

Le Juif : Non, pas vous. D.ieu. D.ieu est singulier. Un seul dieu.

Le Grec : Ne vous en faites pas, nous en avons tellement que je suis sûr que nous pourrons vous en céder quelques-uns.

Le Juif : Merci, mais ça va, un seul nous suffit.

Le Grec : Et ce D.ieu unique, à quoi ressemble-t-Il ? Nous serions enchantés de vous confectionner quelques belles statues. Vous autres, pauvre peuple inculte, vous n’avez pas de statues !

Le Juif : C’est parce qu’il ne ressemble à rien.

Le Grec : À rien ? Il est moche ? C’est génial : un dieu de laideur ! Ne vous en faites pas, nous pouvons faire des statues laides aussi.

Le Juif : Non, non. Il n’a pas d’apparence du tout. On ne peut pas le voir.

Le Grec : Un D.ieu invisible ? On peut peut-être le faire en verre. Mais vous devez nous fournir une description.

Le Juif : Non. Désolé. Pas de description.

Le Grec : Vous voulez dire que personne ne L’a jamais vu ? Comment pouvez-vous vénérer quelque chose si vous ne savez pas de quoi il a l’air ? Comment savez-vous même qu’Il existe à la base ?

Le Juif : Ce n’est pas que nous ne savons pas quelle est son apparence. Il n’a pas d’apparence. Il n’a pas d’image.

Le Grec : Dans ce cas, je suis désolé. S’Il n’a pas d’image, nous ne pouvons pas faire de statue.

Le Juif : Ça nous convient parfaitement.

Le Grec : Mais nous voudrions écrire des livres sur Lui. Alors donnez-nous une définition sur laquelle nous pourrons élaborer.

Le Juif : Oh, notre D.ieu ne peut pas être défini.

Le Grec : Allez, ça va. Toute chose doit avoir une définition. Autrement ce n’est pas une chose.

Le Juif : Mais D.ieu n’est pas une chose. Il crée les choses. Mais Il n’est pas une chose.

Le Grec : Oh ! Alors Il est l’Esprit Cosmique qui conçoit et façonne toutes les formes à partir de la matière primaire essentielle.

Le Juif : Non, Il ne fait pas que les façonner, Il les crée. À partir de rien.

Le Grec : Là vous commencez à dérailler. Vous ne pouvez pas faire quelque chose à partir de rien. Il vous faut forcément une matière première.

Le Juif : Mais il n’y avait rien lorsque tout a commencé.

Le Grec : Il y a toujours eu quelque chose. Comment l’Esprit Cosmique aurait-Il pu faire quoi que ce soit autrement ?

Le Juif : À partir de rien !

Le Grec : Regardez, vous les Juifs vous ne pensez vraiment pas droit. Mais ce n’est pas grave. Nous avons conquis toutes sortes de peuples primitifs. Vous apprendrez, vous aussi. Alors vous vénérez l’Esprit Cosmique, hein ? Vous vous entendrez à merveille avec Aristote et…

Le Juif : Non, Il n’est pas uniquement l’Esprit Cosmique.

Le Grec : Mais rien n’est plus élevé que l’Esprit Cosmique.

Le Juif : Parce que ce n’est pas qui Il est. Je veux dire, même s’Il n’avait pas créé le monde, Il serait toujours D.ieu. De sorte que vous ne pouvez pas dire « Voilà qui Il est : Celui qui crée le monde ». Il n’a pas besoin de l’existence du monde pour exister.

Le Grec : Bien sûr qu’il doit y avoir un monde. Autrement pour quoi y aurait-il un monde si son existence n’était pas nécessaire ? Le monde est logique. L’Esprit Cosmique est logique. Tout est là : la raison. Ce qu’il y a de plus élevé et de plus parfait. Nous autres Grecs vous enseignerons tout ce qu’il faut savoir à ce sujet. Maintenant, parlez-moi de vos rituels. Nous autres Grecs adorons les rituels. Vous en avez qui sont liés au vin ? Des fêtes ?

Le Juif : Tout à fait, nous faisons le Kidouche le vendredi soir pour commémorer la création du monde à partir du néant.

Le Grec : Et bien vous pouvez laisser tomber celui-là maintenant que je vous ai démontré que la création du monde à partir de rien n’a aucun sens.

Le Juif : Nous ne consommons pas de lait avec de la viande.

Le Grec : Pourquoi pas ?

Le Juif : D.ieu l’a ordonné.

Le Grec : Pour quelle raison ?

Le Juif : Raison ? Il a besoin d’une raison ? Pour la même raison, Il a créé le ciel et la terre.

Le Grec : Qui est donc…

Le Juif : Qu’Il le voulait.

Le Grec : Ce n’est pas une raison !

Le Juif : Bien sûr que si. Il a décidé qu’Il voulait un monde dans lequel il y aurait du lait et de la viande et dans lequel Il dirait à des gens « Ne mangez pas de lait et de viande ensemble », et ceux-ci obéiraient.

Le Grec : Mais ça n’a aucun sens. Ce n’est pas une raison.

Le Juif : La raison est juste l’une de Ses créations.

Le Grec : La Raison est l’Absolu ! Il n’y a rien de plus haut que la Raison !

Le Juif : D’accord, alors expliquez-moi pourquoi le monde est tel qu’il est. Pourquoi un plus un égale deux ? Pourquoi le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux côtés du triangle ? Pourquoi des lignes parallèles ne se rencontrent jamais ?

Le Grec : Mais parce qu’il y a les lois de la géométrie !

Le Juif : Alors dites-moi pourquoi l’Esprit Cosmique, comme vous l’appelez, doit suivre vos lois de la géométrie ?

Le Grec : Ce ne sont pas nos lois ! Ce sont les vérités évidentes de la nature !

Le Juif : Pourquoi sont-elles elles les vérités et pas autre chose ?

Le Grec : Espèce de Juif entêté ! Ne voyez-vous pas que c’est là la manière la plus élégante et rationnelle de présenter les choses ?

Le Juif : Je vous parie qu’Il pourrait les briser, ces vérités. Je vous parie que notre D.ieu pourrait créer un monde dans lequel des lignes parallèles pourraient se croiser. Il peut briser toutes les lois de la nature.

Le Grec : On ne peut pas briser les lois de la nature ! Elles ne sont pas comme les lois d’un pays, ou comme vos stupides lois sur les cheeseburgers. Elles sont des vérités. Elles sont parfaites. Elles sont la base de la réalité. Elles existent parce qu’elles doivent exister.

Le Juif : Rien ne doit exister. Rien, à part la Source de l’Existence. Mais Lui, Il peut exister de la manière qui lui plaît.

Le Grec : La géométrie doit exister. La causalité doit exister. La logique doit exister. Si A=B alors B=A. C’est une Vérité absolue. Elle est obligée d’exister.

Le Juif : Pourquoi ?

Le Grec : Pourquoi ?! Mais parce que si elles ne sont pas obligées d’exister, alors moi et vous et le monde entier n’avons pas de réelle substance ! Et ceci est impossible !

Le Juif : C’est précisément ce que j’essaye de vous dire. Ce monde n’a pas de réelle substance. La seule vérité est que…

Le Grec : Ne le dites pas, M. Maccabée ! Vous autres êtes des gens dangereux.

Et c’est pourquoi les Grecs n’ont pas interdit l’ensemble de la pratique juive. Ils ont (initialement) interdit seulement les pratiques qu’ils trouvaient irrationnelles. Ces Mitsvot que les Juifs accomplissent simplement parce qu’ils croient qu’ils sont en relation avec un Être qui est plus haut que la raison. Ceci, les Grecs ne pouvaient pas le tolérer.

Bien sûr, comme vous le savez, de brillants garçons ont fini par développer des systèmes géométriques dans lesquels des lignes parallèles se rencontrent. La physique quantique a mis au rebut la relation de cause à effet. On a découvert que le monde a eu un début. Et même maintenant il est toujours néant, car la somme de toutes les énergies rayonnantes moins toute la masse de l’univers est égal à zéro. La plupart d’entre nous ont accepté l’idée qu’il existe des choses qui ne sont pas telles qu’elles sont pour une raison quelconque, mais parce que c’est comme cela qu’elles sont. Rien ne doit être comme il est. Pourquoi les masses attirent-elles ? Pourquoi l’herbe est-elle verte ? Pourquoi tout simplement le monde existe-t-il ? Il ne doit pas y avoir de raison pour chaque chose, parce que la raison n’est pas le fondement de la réalité. Alors qu’y a-t-il d’absurde de se lier avec le Fondement de la Réalité à travers des Mitsvot qui dépassent la raison ?

L’esprit sous la matière

Malgré cela, la bataille se poursuit. Voyez-vous, comme nous l’avons mentionné plus haut, l’esprit grec, à côté de sa vénération pour l’intellect humain, est également un grand syncrétiste. Cela signifie qu’il est capable de souder ensemble les idéologies les plus divergentes sans sourciller. Vous avez entendu parler des Rice-Christians? Des Peyotlistes-Catholiques ? L’esprit grec peut produire des spiritualités exotiques de ce genre à foison.

Ces deux caractéristiques de l’esprit grec vont de pair : quand il n’y a rien de plus élevé que l’intellect, celui-ci n’a pas de lumière pour le guider. Toute chose, même la plus stupide – tant qu’elle ne nie pas l’intellect – peut être tolérée. Aristote savait que le panthéon des dieux de l’Olympe était une absurdité. Mais quel mal y avait-il à ce que le bon peuple, qui n’est pas capable de plus de sagesse que ça, fasse ce qu’il a envie ?

On peut aisément se rendre compte que la conscience d’une Volonté Divine absolue qui transcende la raison est devenue d’absolue nécessité pour la survie de l’humanité. Sans le présupposé d’une Volonté Divine, toute chose que vous souhaitez être logique, peut devenir logique. Si votre système de logique ne tolère pas une certaine idée, changez simplement de postulat et réévaluez les choses. Tout peut devenir sensé quand c’est vous qui déterminez les hypothèses. Toutes les civilisations ont eu leurs philosophes et ces philosophes ont justifié tout ce qu’on peut imaginer : depuis les « jeux » de massacre du Colisée jusqu’aux chambres à gaz.

Étrangement, ceci peut s’avérer avoir été au bénéfice de l’humanité sous un aspect : l’esprit grec s’est employé à comprendre le monde matériel. Lorsque votre système de croyances commence avec la révélation divine, vous ne vous appliquez pas nécessairement à la préoccupation toute terrestre de comprendre le fonctionnement des choses. Ainsi le progrès technologique est-il devenu principalement le domaine d’action de l’esprit grec à travers l’Histoire.

Mais cela a aussi des conséquences néfastes. Parce que lorsque vous mariez l’intellect et le matérialisme (ce qui décrit bien la Russie de Staline ou l’Allemagne d’Hitler), vous pénétrez dans des sables mouvants sans fond.

Ce qui nous amène à un point fascinant. Le Rabbi de Loubavitch relève qu’en hébreu, le mot pour désigner la Grèce Antique, Yavan, possède un autre sens : les sables mouvants (comme dans le troisième verset du Psaume 40 ; voir Talmud Erouvine 19a). L’eau se mélange avec du sable, de la poussière et de la glaise. Vous marchez dedans et vous ne pouvez plus sortir. Et plus vous essayez de remonter, plus vous vous enfoncez.

Jetez un œil sur les lettres hébraïques du mot Yavan : יון. Cela commence avec un petit point, le youd, qui représente la sagesse. Celui-ci s’étire vers le bas pour devenir un vav. Et le vav s’étire encore davantage, passe sous la ligne, pour devenir un long noun. Tout cela est une description du processus par lequel l’intellect sombre dans le monde matériel. Rien ne le maintenant en place, il descend toujours plus bas.

Un âne et un bœuf

Aujourd’hui, nous avons des syncrétistes qui aspirent à marier le matérialisme et la Torah. Et rien n’est aussi incongru que cela.

Le matérialisme, c’est l’absolu grec enlisé dans la boue. C’est l’idée que tout ce qui existe est ce qui peut être observé, décrit et expliqué. L’évolutionnisme, par exemple, est une explication matérialiste de l’existence. Lorsque les gens ont commencé à être déçus par l’Église et par la foi, ils avaient besoin d’une explication de l’existence qui se basait uniquement sur le Hasard et la Nécessité, sans avoir recours à D.ieu. C’est exactement ce que le Darwinisme et les cosmologies actuelles procurent. De même que les interprétations standard de l’Histoire que l’on enseigne aujourd’hui.

La Torah est la notion que l’existence du monde est sous-tendue par une Volonté Divine, qui n’est pas affectée par les limites de la nature ou de la logique humaine, parce qu’elle en est la source. Pourquoi y a-t-il des lois de la nature ? Parce que D.ieu choisit généralement d’agir de manière cohérente. Pourquoi l’Histoire s’est-elle déroulée ainsi ? Parce que tel est le plan de D.ieu.

Lorsque quelqu'un tente de donner une explication matérialiste de la Torah et des Mitsvot, il crée un lit de Procuste et détruit du même coup tout le sens de la Torah. De même, chercher à résoudre les conflits entre les doctrines évolutionnistes et la Torah a moins de sens que de marier un âne à un bœuf.

Oui, nous essayons de comprendre autant que nous le pouvons. La Torah nous commande de penser avec profondeur, d’immerger notre intellect dans l’étude et la compréhension. Tout ce que nous pouvons percevoir avec notre intellect, nous avons le devoir de chercher à l’appréhender. Si nous possédons une explication, nous avons le devoir de la formuler. Mais toujours avec la conscience que chaque nouveau grain de compréhension acquis n’a fait qu’élargir la plage qui borde l’Insondable Infini.

Nous pouvons avoir mille raisons de ne pas mélanger le lait et la viande, mais notre pratique concrète ne repose que sur le fait que telle est notre connexion avec la Volonté Divine, la Vie de Toute Chose.

Et ceci est la victoire de ‘Hanouccah.

par Tzvi Freeman
Tzvi Freeman vit à Toronto, Canada. Il est l’auteur de nombreuses traductions et synthèses de la pensée kabbalistique et ‘hassidique, parmi lesquels « Bringing Heaven Down to Earth. »

Article venant de ce super site www.fr.chabad.org

http://www.fr.chabad.org/library/article...

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Histoire: Alexandre et les juifs

UN PEU D’HISTOIRE

Né en 356 avant l’ère commune, Alexandre est le fils de Philippe II (382-336 av.EC), Roi de Macédoine en Grèce du Nord (considéré comme un barbare par les villes-états du Sud de la Grèce). Philippe crée une armée puissante et professionnelle qui unit par la force les villes-états grecques jusque lors fractionnées, en un seul empire.

Dès son plus jeune âge, Alexandre fait preuve d’un talent militaire exceptionnel, il est nommé commandant dans l’armée de son père à l’âge de 18 ans. Ayant conquis toute la Grèce, Philippe veut s’engager dans une campagne d’invasion du pire ennemi de la Grèce, l’Empire perse. Avant de pouvoir envahir la Perse, Philippe est assassiné, probablement par Alexandre, qui devient ensuite roi en -336. Deux ans plus tard, en -334, il franchit l’Hellespont (qui correspond aujourd’hui au détroit des Dardanelles) avec 45.000 hommes et envahit l’Empire perse.

En trois batailles colossales – le Granique, Issos et Gaugamèles – qui se déroulent entre -334 et -331, Alexandre mène brillamment (et souvent impitoyablement) son armée à la victoire contre les perses qui les dépassent probablement en nombre par dix contre un. En -331, l’Empire perse est vaincu, l’empereur Darius mort et Alexandre est le dirigeant incontesté de toute la Méditerranée. Sa campagne militaire a duré 12 ans et conduit Alexandre et son armée à 16.000 km, jusqu’aux rives de l’Indus.

Ce n’est que la fatigue de ses hommes et la mort prématurée d’Alexandre à 32 ans, en -323, qui met un terme à la conquête grecque du monde civilisé. On rapporte que, quand Alexandre contemplait son empire, il pleurait car il n’avait plus rien à conquérir. Son vaste empire ne lui a pas survécu, il a été fragmenté en trois provinces contrôlées par ses généraux : en Grèce, en Egypte et en Turquie.

A son apogée, l’empire d’Alexandre s’étendait de l’Egypte à l’Inde. Dans cet empire, il a construit six villes, toutes nommées Alexandrie (seule l’Alexandrie égyptienne subsiste aujourd’hui). Ces villes et les grecs qui y habitaient, ont apporté la culture grecque au centre des plus vieilles civilisations de Mésopotamie.

Les grecs n’étaient pas seulement impérialistes en terme militaire, mais également en terme culturel. Les soldats grecs et les colonisateurs ont importé leur façon de vivre – leur langue, leur art, leur architecture, leur littérature et leur philosophie – au Moyen Orient. Quand la culture grecque a fusionné avec la culture du moyen Orient, elle a créé une nouvelle culture hybride – l’hellénisme (Hellas signifie Grèce en grec), qui a surpassé par son impact la brève existence de l’empire d’Alexandre. Que ce soit par sa conception de la bataille rangée, de l’art, de l’architecture ou de la philosophie, l’influence de l’hellénisme sur l’Empire romain, la Chrétienté et l’Occident a été monumentale. Mais c’est l’interaction entre les juifs et les grecs et l’impact de l’hellénisme sur le judaïsme que nous aimerions examiner plus en détails.

DETOUR EN ISRAEL

Pendant sa campagne militaire contre la Perse, Alexandre a fait un détour par le sud, conquérant Tyr et l’Egypte, en passant par ce qui est aujourd’hui Israël. On trouve une histoire fascinante en ce qui concerne la première rencontre d’Alexandre avec les juifs d’Israël, sujets de l’Empire perse.

L’épisode relatant cette rencontre est rapporté par le Talmud (Yoma 69a) et par l’historien Flavius Josèphe dans son Livre des Antiquités (XI, 321-47). Dans ces deux récits, le Grand Prêtre du Temple, craignant qu’Alexandre ne détruise Jérusalem, sort à sa rencontre avant qu’il n’atteigne la ville. L’épisode décrit comment Alexandre descend de son cheval et s’incline à la vue du Grand Prêtre (Alexandre s’inclinait rarement, voire même jamais). Dans le récit de Flavius Josèphe, quand son général Parmerio le questionne, Alexandre explique son geste ainsi : « Je ne me suis pas incliné devant lui, mais devant D.ieu qui l’a honoré de la haute prêtrise ; car cette même personne m’est apparue en rêve dans cette tenue. »

Alexandre interprète la vision du Grand Prêtre comme un signe favorable, il épargne donc Jérusalem, annexant pacifiquement la Terre d’Israël à son empire grandissant. En tribu à sa conquête bénigne, les Sages décrétent que les premiers nés de cette période seront nommés Alexandre – qui demeure un nom juif jusqu’à ce jour. La date de leur rencontre, le 25 Tevet, est aussi déclarée jour de fête mineur.

LES JUIFS ET LES GRECS

Ainsi commence l’une des relations les plus intéressantes et les plus complexes de l’Ancien monde. Les grecs n’avaient jamais rencontré de peuple comme les juifs et les juifs n’avaient jamais rencontré de peuple comme les grecs. A l’origine, la rencontre semblait prometteuse. Pour les juifs, les grecs étaient porteurs d’une culture nouvelle et exotique venant d’Occident. Ils avaient une tradition intellectuelle profonde, ayant produit des philosophes comme Socrate, Platon et Aristote (qui fut le précepteur d’Alexandre pendant deux ans). Leur amour de la sagesse, de la science, de l’art et de l’architecture les distinguait des autres cultures auxquelles les juifs avaient eu à faire. La langue grecque était si belle que le Talmud l’appelle, en certains endroits, la plus belle des langues et les Sages décrétèrent qu’un séfer Torah pouvait même être écrit en grec.

Les grecs n’avaient jamais rencontré quiconque ressemblant aux juifs – le seul peuple monothéiste du monde ayant le concept d’un D.ieu aimant, infini qui se soucie de la Création et agit dans l’Histoire. Les juifs avaient des traditions incroyablement profondes et complexes sur le plan légal et philosophique. Leur taux d’alphabétisation et leurs infrastructures sociales étaient inégalés dans l’Ancien monde. Les grecs étaient tellement fascinés par les juifs qu’ils furent le premier peuple à faire traduire la Bible, quand le Roi Ptolémée II (-250) contraignit 70 Sages (connus sous le nom de Septante) à traduire la Bible en grec.

Deux empires grecs ont émergé au Moyen Orient après la mort d’Alexandre : les Ptolémées en Egypte et les Séleucides en Syrie. La Terre d’Israël se situait à la frontière de ces deux empires. Initialement, les juifs se trouvaient sous le contrôle des Ptolémées, mais après la bataille de Panyas en -198, Israël s’est retrouvée sous la coupe des Séleucides et de leur roi, Antioche.

Si la plupart de la haute société juive, tout comme le reste de la population du bassin méditerranéen, a embrassé d’emblée la culture helléniste (certains au point de renoncer à leur identité juive), la grande majorité des juifs sont demeurés fidèles au judaïsme. Ce rejet du mode de vie helléniste était considéré avec une grande d’hostilité par de nombreux grecs et vu comme une forme de rébellion. Les différences éclectiques qui avaient d’abord servit de pôle d’attraction entre les deux cultures, représentaient maintenant l’élément déclencheur d’une guerre des cultures. Pour compliquer les choses, Israël était l’état frontière entre ces deux empires grecs rivaux, et les juifs, en refusant de s’assimiler, étaient considérés comme la population déloyale d’une province vitale de l’Empire séleucide.

Il serait faux d’envisager le conflit comme opposant uniquement les grecs aux juifs. La tension interne au sein de la communauté juive a contribué significativement au conflit. De nombreux juifs hellénistes ont pris l’initiative d’« aider » leurs frères plus traditionnels, en les écartant de ce qu’ils percevaient comme des croyances primitives et en les attirant dans l’univers moderne de la culture grecque. (Ce schéma s’est répété maintes et maintes fois au cours de l’histoire juive – en Russie du 19ème siècle et en Allemagne, pour ne citer que quelques exemples). Pour favoriser leur entreprise, ces juifs hellénistes ont cherché l’aide de leurs alliés grecs, amenant finalement le roi Antioche IV Epiphane lui-même au cœur du conflit.

LE MIRACLE DE ‘HANOUKKA

Au milieu du deuxième siècle avant l’ère commune, Antioche a promulgué un décret qui était jusqu’alors sans précédent dans cet Ancien monde, multiculturel et tolérant des religions : il a déclaré le judaïsme hors-la-loi, interdisant son enseignement et sa pratique. Le livre des Maccabées (probablement écrit par un chroniqueur juif au cours du premier siècle avant l’ère commune) décrit comme suit : « Peu après cela, le roi envoya un sénateur athénien pour contraindre les juifs à abandonner les lois de leurs pères et cesser de vivre d’après les lois divines et également pour polluer le Temple de Jérusalem et le rebaptiser Temple du Zeus olympien » (Maccabéen II 6 :1-2).

Les persécutions grecques brutales contre les juifs ont déclenché la première guerre de religion de l’histoire – la révolte maccabéenne. La révolte a été conduite par la famille de prêtres de Mattathias et ses cinq fils, le plus connu d’entre eux étant Judah. Contre toute attente, la poignée de combattants maccabéens a défait les armées grecques, pourtant professionnelles, mieux équipées et plus nombreuses. Au terme de trois années de combat, Jérusalem est libérée. Le Temple qui a été profané, est nettoyé et reconsacré à D.ieu. C’est à cette période de nettoyage et de réinauguration du Temple que s’est produit le miracle de ‘Hanoukka. Une petite fiole d’huile, scellée par le grand prêtre pour allumer la ménorah du Temple, qui ne devait brûler qu’un seul jour, a miraculeusement brûlé pendant huit jours.

Le conflit a duré encore de nombreuses années, coûtant la vie à de nombreux juifs, parmi eux Judah le Maccabéen et plusieurs de ses frères. Au bout du compte, les grecs ont été vaincus et le judaïsme a prévalu.

On peut arguer que la victoire militaire sur l’Empire grec est un bien plus grand miracle que le fait que l’huile ait brûlé pendant huit jours, mais la lumière de ‘Hanoukka symbolise la véritable victoire – la survie de la lumière spirituelle du judaïsme. La survie miraculeuse du judaïsme a permis aux juifs d’avoir une influence considérable sur le monde, dépassant de loin la taille minuscule du Peuple juif, Ils ont apporté au monde le concept d’un D.ieu unique et les valeurs de la sainteté de la vie, de justice, de paix et de responsabilité sociale qui sont les fondements moraux et spirituels de la civilisation occidentale.

Par le Rabbin Ken Spiro

Traduction et Adaptation de Tsiporah Trom

Venant de ce site www.lamed.fr

http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=1449

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Histoire: Les Persecutions par les Grecs

Après la mort d'Alexandre le Grand, le vaste Empire Grec a été divisé en trois parties :

- La Grèce séleucide ou assyrienne

- La Grèce ptoléméenne ou égyptienne

- La Macédoine ou la Grèce proprement dite, y compris les villes-Etats indépendantes comme Athènes, Sparte, etc.

Au début, Israël est tombé sous l'autorité des Ptolémées d'Egypte. Ceux-ci se sont comportés généralement avec bienveillance, dans l'esprit qui régnait dans leur capitale, Alexandrie, capitale culturelle du monde.

Les choses ont cependant changé en 198 avant l'ère commune, après la bataille de Panyas (ou Banyas, un site situé dans le nord d'Israël que l'on peut visiter aujourd'hui), qui a vu la victoire des Séleucides d'Assyrie sur les Ptolémées.

Le nouveau roi séleucide, Antiochus Epiphane, était soumis à de nombreuses pressions. Il lui fallait résister aux Ptolémées et se préoccuper de la montée en puissance de Rome.
Il constata que le maillon faible dans ses défenses était Israël. Ce pays était bordé par l'Egypte et la Mer Méditerranée - d'où les Romains pourraient débarquer - et pire encore, les Juifs n'étaient pas de culture grecque. Telle était la situation à laquelle il a voulu porter remède.

QUAND DES MONDES ENTRENT EN COLLISION

Quand les Grecs, qui avaient conquis tout le monde connu, ont rencontré pour la première fois les Juifs, ils ont été déconcertés. Ils n'avaient jamais rencontré de gens comme eux.

Les Juifs étaient alors les seuls monothéistes sur terre et ils souscrivaient à une vision du monde qui était totalement différente des autres. En particulier, ils croyaient que tout ce qui existe avait été créé et était maintenu en existence par un Dieu unique et invisible, infini et immanent. Ces idées, et tout particulièrement celle d'une divinité se préoccupant de la vie des êtres mortels, les Grecs les trouvaient incompréhensibles.

Les idéaux juifs de paix, de fraternité, de responsabilité sociale, étaient aux antipodes des valeurs grecques.Et surtout, les Grecs ne pouvaient pas comprendre la vision juive de la Tora. C'était un livre ancien, que les Juifs prétendaient avoir reçu de leur Dieu, et qui contenait des enseignements étranges sur la manière de vivre dans une atmosphère de paix, de fraternité, de responsabilité sociale, de respect pour la vie - toutes valeurs très éloignées de leur champ de vision.

Bref, les Grecs ne savaient que faire des Juifs.

Les Juifs étaient tout aussi déconcertés. Les Grecs tenaient en haute estime l'instruction et les choses de l'esprit - préoccupation largement partagée par eux. Ils parlaient une belle langue, que les Juifs appréciaient beaucoup. (Le Talmud dit de la langue grecque qu'elle est la plus belle du monde, la seule, hormis l'hébreu, dans laquelle il est permis d'écrire un rouleau de Tora cachère.)

De fait, la Tora a été promptement traduite en grec (au troisième siècle avant l'ère commune), la première traduction dans l'histoire juive. Cette traduction a été appelée les " Septante ", d'après les 70 rabbins qui l'ont réalisée.

(Cette traduction a toujours été considérée comme un désastre national pour le peuple juif. Désormais accessible aux non-Juifs, la Bible hébraïque, délibérément mal traduite, a été souvent employée contre nous. Les Bibles chrétiennes écrites dans nos langues vernaculaires dépendent aujourd'hui de la traduction grecque qui a été traduite en latin, la langue de l'Empire Romain. On imagine facilement la quantité de fausses interprétations et d'erreurs dont sont émaillées ces traductions.)

Il était cependant inévitable que la Bible hébraïque soit traduite en grec, devenu la langue commune de toutes les civilisations méditerranéennes. Et les Juifs, qui parlaient déjà surtout l'araméen depuis qu'ils étaient partis en exil en Babylonie, se sont mis à parler également grec. C'est ainsi que l'usage de l'hébreu s'est trouvé cantonné aux prières et à l'étude.
Malgré cette appréciation mutuelle, qui a d'ailleurs appâté beaucoup de Juifs, les vastes différences entre les deux civilisations ne pouvaient pas être tolérées longtemps par la culture dominante.

L'HELLENISATION FORCEE

La lune de miel prit fin avec éclat quand Antiochus Epiphane prit des dispositions délibérées entre 169 et 167 avant l'ère commune en vue d'helléniser les Juifs d'Israël afin de détruire le judaïsme. Le livre des Maccabées dit de cette période qu'elle a été le " règne de la terreur ".

La première chose que fit Antiochus a été de prendre le pouvoir à Jérusalem. Il destitua le grand prêtre de ses fonctions et le remplaça par un homme à sa dévotion. C'est à partir de ce moment que la grande prêtrise est devenue, dans une large mesure, une institution corrompue (comme nous l'avons expliqué au chapitre 25).

Cette corruption va finir par affecter toutes les institutions de la vie juive : la monarchie, la prêtrise, le service du Temple. Ne resteront relativement intacts que le Sanhédrin, la Cour Suprême juive, et ses rabbins qui écriront plus tard le Talmud, ainsi que nous le verrons.

Après qu'il a installé son propre grand prêtre, Antiochus essaya d'abolir le calendrier juif.

Ce sont les Grecs qui ont inventé la persécution religieuse, un concept jusque-là inconnu dans l'histoire.Antiochus, à cette époque, comprenait très bien les Juifs. Pour lui, ces gens étaient obsédés par le temps : ils essayaient de le rendre sacré. Détruisez le temps et vous détruirez l'aptitude des Juifs à pratiquer le judaïsme. Antiochus va donc interdire l'observance du Chabbath, celle de la Néoménie (Roch 'Hodèch), et celle des fêtes - Pessa'h, Chavou'oth, Roch hachana, Yom Kippour et Soukoth.

Ensuite, Antiochus va interdire d'observer la cacherouth et d'étudier la Tora. Les rouleaux de Tora furent brûlés publiquement, et l'on sacrifia des porcs sur des ouvrages sacrés afin de les rendre impurs. De fait, Antiochus semblait obsédé par le porc, sachant que cet animal est particulièrement répugnant aux Juifs ; il força même le grand prêtre à offrir des sacrifices de porc dans le Temple de Jérusalem, et aussi à y favoriser l'adoration de tout un échantillonnage de divinités grecques. (Voir I Maccabées 1, 41 à 64.)

Enfin, Antiochus décida d'interdire la circoncision. Pour les Juifs, c'était le signe physique, tangible, de leur alliance avec Dieu. Et c'est ce que les Grecs - qui adoraient la perfection du corps humain - trouvaient le plus détestable. Pour eux, la circoncision était une mutilation.

Comme les Juifs opposaient de la résistance, Antiochus et ses acolytes ont réagi avec une extrême cruauté. L'historien juif Berel Wein dépeint ces persécutions dans son livre Echoes of Glory :

"Les femmes qui faisaient circoncire leurs fils étaient tuées avec leurs bébés attachés autour de leurs cous.
Les érudits d'Israël étaient poursuivis, pris en chasse et mis à mort. Les Juifs qui refusaient de manger du porc étaient torturés à mort… Même le plus petit hameau dans Juda n'était pas à l'abri de l'oppression des Hellénistes. Des autels à Zeus et à d'autres divinités païennes étaient dressés dans chaque village, et les Juifs étaient partout forcés de participer à leur culte." (p. 63)

Ce type de persécution religieuse était, jusqu'à cette époque, inconnu dans l'histoire humaine, et personne dans le monde antique ne s'en serait pris aux religions des autres peuples. La devise des païens était en effet : " J'adorerai ton dieu, tu adoreras le mien. Plus il y aura de dieux mieux cela vaudra ! "

(Nous verrons plus tard les mythologies grecque et romaine unir Zeus et Jupiter, etc. L'idéal était dans le pluralisme : la religion des uns était bonne pour les autres.)

Personne, dans le monde païen, n'est jamais mort pour sa religion. Personne, sauf les Juifs.

Les Juifs considèrent qu'il existe dans l'existence des valeurs pour lesquelles il vaut la peine de sacrifier sa vie, des valeurs plus importantes que la vie elle-même. Les Juifs sont prêts à donner leurs vies pour le judaïsme. Non pas parce que Dieu demande que l'on meurt pour Lui, mais parce que l'idéologie de la Tora est quelque chose sans laquelle l'humanité est condamnée. Les Juifs, qui sont supposés être " une lumière pour les nations ", ne peuvent pas abandonner leur mission, même quand leurs vies sont menacées.

Bien sûr, les Juifs ne doivent pas se comporter comme des agneaux allant à l'abattoir : Ils peuvent lutter contre ce type de tyrannie et ils l'ont fait. Ce qui a été cependant le plus terrible dans ce combat, c'est que les Juifs qui défendaient leur foi ont dû lutter contre les Grecs tout autant que contre certains de leurs propres frères qui s'étaient convertis à l'hellénisme.

JUIF CONTRE JUIF

Quand les Grecs ont attaqué le judaïsme, ils l'ont fait avec l'aide d'une secte plantée comme une écharde dans le peuple juif: celle des Juifs hellénisés.

Ces Juifs avaient été nourris aux sources de la culture grecque. Et il n'y avait rien d'étonnant à cela. La culture grecque était le milieu culturel le plus important dans le monde antique.

Un groupe peu nombreux, mais très puissant, de Juifs s'aligna sur les autorités grecques.Nous avons assisté à ce genre de situation tout au long de l'histoire juive. Une culture mondiale s'installe, à vocation éclairée et progressiste, porteuse de l'ambition de réformer le monde, et elle séduit beaucoup de Juifs appartenant aux classes supérieures de la société. Pourquoi ? Parce qu'ils sont riches, brillants, et qu'ils en ont du temps libre. Ils disent alors au reste du peuple juif : " Soyons modernes ! Oublions tout ce vieux fatras des traditions désuètes ! " (Ce modèle, nous le verrons plus loin, va se répéter en Espagne, en Allemagne, et même aujourd'hui dans les pays occidentaux.)

Cette époque va voir se développer un groupe peu nombreux, mais très puissant, de Juifs hellénisés, totalement alignés sur leurs maîtres grecs, et qui calquent entièrement leur conduite sur la leur.

Ils envoient leurs enfants au gymnase, et ils se débarrassent de leurs circoncisions - une opération très douloureuse - puisque beaucoup d'activités, chez les Grecs, se pratiquent en état de nudité, et que les Grecs les auraient considérés, à défaut de cette intervention, comme des mutilés.

Pire encore, le fossé entre les Juifs hellénisés et le courant juif dominant va se doubler d'une autre séparation, celle qui va éloigner l'un de l'autre deux systèmes de pensée religieuse.
Le schisme commença quand deux maîtres - Tsaddoq et Baïthos - se mirent à prêcher une nouvelle forme de judaïsme, où l'on ne croyait plus en l'origine divine de la Tora orale (que nous avons expliquée au chapitre 26). Leurs adeptes ont été appelés les Sadducéens (Tsedoukim) et les Boéthussiens (Baïthossim), encore que l'histoire ait surtout retenu les Sadducéens. Le courant dominant, celui des Juifs de stricte observance, qui gardaient la loi juive telle qu'elle a toujours été pratiquée, ont été appelés ironiquement les " Pharisiens " (Perouchim), ce qui veut dire les " gens séparés ", par opposition aux autres.

Puisque les Sadducéens ne croyaient pas que la Tora orale venait de Dieu, ils se considéraient comme n'étant tenus de respecter que les lois de la Tora écrite, qu'ils lisaient de manière littérale. Mais beaucoup de lois de la Tora écrite sont incompréhensibles sans la Tora orale. Leur réponse ? Chacun pour soi ! C'est à chacun de décider ce qu'elle veut dire et agir en conséquence.

Les Sadducéens ont trouvé des alliés naturels parmi les Juifs hellénisés, comme l'explique le rabbin Berel Wein :

"Les Sadducéens ont toujours été plus acceptables aux yeux des Juifs hellénisés que leurs adversaires rabbiniques. L'alliance des Hellénistes et des Sadducéens contre le judaïsme traditionnel a provoqué une agitation constante dans la vie juive tout au long de la période du deuxième Temple et même par la suite." (Echoes of Glory, p. 38)

(Nous traiterons des Sadducéens plus en détail dans les chapitres où nous parlerons de l'Empire Romain et de sa domination sur les Juifs.)

Voici comment l'historien Flavius Josèphe explique dans son Contra Apion les croyances des Juifs à cette époque :

"Les Pharisiens [qui sont considérés comme plus adroits dans l'exacte explication de leurs lois et dont l'école a une influence prépondérante] attribuent tout au destin et à Dieu, tout en considérant que c'est surtout à l'homme qu'il revient de choisir de faire le bien ou le mal. Ils disent que toutes les âmes sont immortelles, mais que celles des justes transitent par d'autres corps tandis que celles des impies sont soumises à une punition éternelle.

Les Sadducéens, en revanche, excluent entièrement le destin et considèrent que Dieu n'est pas concerné par ce que nous faisons en bien ou en mal. Ils disent que faire le bien ou le mal est un choix personnel de l'homme et qu'il appartient à chacun de choisir entre l'un ou l'autre selon son bon gré. Ils excluent aussi la croyance dans l'immortalité de l'âme et les punitions et les récompenses dans l'au-delà.

De plus, le Pharisiens se comportent courtoisement les uns envers les autres, et ils cultivent des relations harmonieuses avec la collectivité. Le comportement des Sadducéens, au contraire, est celui de rustres, et leur conversation avec les membres de leur propre secte est barbare comme s'ils leur étaient des étrangers."

On voit à quel point les Sadducéens ont été influencés par la pensée grecque. C'est là une des raisons pour lesquelles les grands prêtres et le service du Temple sont devenus aussi corrompus, un grande partie de la classe sacerdotale, une classe supérieure à cette époque, ayant adhéré à la doctrine des Sadducéens. Voilà aussi pourquoi le Talmud nous apprend que tant de grands prêtres sont morts pendant le service de Yom Kippour.

La corruption du Temple, l'hellénisation forcée et les persécutions vont finir par provoquer la révolte des Juifs de stricte observance. Quand ils se soulèveront, les Grecs trouveront des collaborateurs parmi les Juifs eux-mêmes.

La révolte des Maccabées - que nous célébrons aujourd'hui à 'Hanouka - a été une guerre civile entre Juifs tout autant qu'un combat contre la Grèce. Elle n'a pas été une guerre de libération nationale, ni une lutte pour la liberté physique - elle a été une lutte pour des idées.

Par le Rabbin Ken Spiro

Traduction et adaptation de Jacques KOHN

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Histoire: La Revolte des Maccabees

La Revolte des Maccabees

La révolte juive contre les Grecs a constitué un précédent dans l'histoire humaine : ce fut la première guerre de religion.
C'est par les deux livres des Maccabées que nous connaissons les détails de la guerre menée par les Juifs contre les Grecs et l'hellénisme.

Ces chroniques ne sont pas incluses dans la Bible hébraïque parce que, comme nous l'avons appris au chapitre 26, les membres de la Grande Assemblée avaient, bien avant cette époque, décidé de son contenu. Les événements relatés dans ces livres sont de loin postérieurs. Les livres des Maccabées ont probablement été écrits par un chroniqueur hasmonéen, qui n'était pas certainement pas un prophète, et on peut les trouver dans une collection appelée Séfèr ha'Hitsonim, qui contient aussi d'autres écritures dites " apocryphes " mentionnées ou citées dans le Talmud.

Cette révolte des Juifs a constitué un précédent dans l'histoire humaine. Elle a été la première guerre idéologique et de religions. Personne dans l'Antiquité ne mourait pour ses dieux ; seuls les Juifs pensaient que leur religion - la seule religion monothéiste de l'époque - valait que l'on meurt pour elle.

Mais cette guerre, comme nous l'avons vu au chapitre précédent, n'a pas été seulement une guerre contre les Grecs. Elle a été aussi une guerre civile où des Juifs, restés loyaux au judaïsme, ont combattu d'autres Juifs, qui s'étaient laissés helléniser et qui soutenaient les Grecs.

Nous sommes en 167 avant l'ère commune, et les terribles persécutions menées par les Grecs contre les Juifs battent leur plein. Les troupes grecques font irruption à Modi'in (une localité située à l'ouest de Jérusalem, visible aujourd'hui non loin de l'autoroute Jérusalem-Tel Aviv) et exigent que les Juifs sacrifient un porc aux dieux grecs. Le dirigeant de la ville, Mattathias, qui est un kohen, refuse.

Un Juif hellénisé est prêt à faire ce qui est impensable aux yeux de ses frères : sacrifier un porc.Mais ils trouvent un Juif hellénisé qui est prêt à faire ce qui est impensable aux yeux de ses frères. Sur le point d'abattre la bête, Mattathias le poignarde, tuant aussi la personnalité officielle grecque présente sur les lieux. Puis il se tourne vers la foule et annonce : " Suivez-moi, vous tous qui êtes pour la loi de Dieu et êtes fidèles à l'alliance ! " (I Maccabées 2, 27)

Ceux qui ont suivi Mattathias et ses cinq fils - Yehouda, Eléazar, Yo'hanan, Yonathan et Chim'on - partent se réfugier dans les collines, car ils s'attendent à ce que les Grecs reviennent et détruisent le village à titre de représailles. Dans les collines, ils organisent un guérilla armée, conduite au début par le fils aîné, Yehouda, surnommé Maccabée, ce qui veut dire " Marteau ". Le mot makabi (" Maccabée ") est aussi un sigle correspondant à : mi khamokha baélim Dieu (" Qui est comme Toi parmi les forts, Dieu"), et il deviendra le cri de guerre du peuple juif.

Nous ne savons pas exactement à quels effectifs se montait l'armée des Maccabées, mais même les estimations les plus optimistes les évaluent à moins de 12 000 hommes. Cette force minuscule va mener le combat contre des régiments grecs de près de 40 000 soldats.

Les Grecs ne disposaient pas seulement d'une supériorité numérique. Leurs troupes étaient composées de militaires professionnels, bien équipés et bien entraînés. Elles disposaient de troupeaux d'éléphants de guerre, les tanks de l'Antiquité. Les Juifs, quant à eux, étaient écrasés sous le nombre, pauvrement équipés - inutile d'insister sur l'absence d'éléphants - mais ils compensaient ces infériorités par leur ardeur et leur ferveur.

La plupart des batailles ont eu lieu dans les contreforts situés le long de la plaine côtière en direction de Jérusalem. Les Grecs ont essayé de faire manoeuvrer leurs troupes depuis les vallées en direction des hauteurs montagneuses, devenues les bastions de l'armée juive. Ils n'ont pu escalader que peu d'endroits, ceux que les Maccabées avaient choisis pour les y attaquer.

On a l'impression, quand on lit ce récit, que la guerre n'a duré que quelques semaines : des batailles ont eu lieu, les Juifs ont gagné, les Grecs sont rentrés chez eux. Il a fallu, en fait, 25 ans de combats, avec beaucoup de pertes dans les deux camps.

'HANNOUKA

Après les trois premières années, les Juifs ont pu reconquérir Jérusalem. Ils ont trouvé le Temple en état d'impureté, car il avait été transformé en un sanctuaire païen, sur l'autel duquel étaient sacrifiés des porcs. Quand ils ont réoccupé les lieux, leur premier geste a été d'allumer une menora de remplacement (celle en or ayant été fondue par les Grecs), mais ils n'ont découvert qu'une seule fiole d'huile pure porteuse d'un cachet particulier. Ils ont utilisé cette fiole pour allumer la menora et celle-ci, par miracle, est restée allumée pendant huit jours, délai qui a été mis à contribution pour préparer et livrer de l'huile pure fraîchement pressée.

Les Maccabées ont alors purifié le Temple et l'ont réinauguré le 25 kislev.Les Maccabées ont alors purifié le Temple et l'ont réinauguré le 25 kislev. Cette date est devenue, dans le calendrier hébreu, celle où nous commençons de célébrer les huit jours de 'Hanouka. (Le mot hébreu 'hanouka signifie " inauguration ".)

'Hanouka - l'une des deux fêtes ajoutées par les rabbins au calendrier juif - célèbre deux sortes de miracles :

- La victoire militaire des Juifs sur les Grecs, largement supérieurs en nombre.

- La victoire spirituelle de valeurs juives sur celles des Grecs. C'est cette victoire spirituelle qui est symbolisée par les lumières de 'Hanouka.

La réinauguration du Temple n'a cependant pas mis fin aux combats. Malheureusement, des Juifs hellénisés n'étaient pas heureux de la victoire remportée par les Maccabées à Jérusalem. Ils joignirent leurs forces à celles des Grecs et la guerre continua.

Ce n'est qu'en 142 avant l'ère commune, sous le règne du monarque séleucide Démétrios, que les Grecs finirent par mettre fin aux hostilités et signèrent un traité de paix avec Chim'on, le dernier survivant des cinq fils de Mattathias.

Cette année-là, Israël a été libéré du joug des païens ; le peuple a commencé d'écrire sur les contrats et les accords : " Dans la première année de Chim'on, le grand prêtre, général et dirigeant des Juifs. " (I Maccabées 13, 41 et 42)

C'est ainsi que la souveraineté juive sur Erets Yisrael a été officiellement restaurée.

LE REGNE DES HASMONEENS

Comme noté plus haut, Mattathias était un kohen, et il n'est pas surprenant que son fils, Chim'on, soit devenu grand prêtre. Mais Chim'on s'est attribué aussi le titre de nassi, c'est-à-dire de " prince/président/dirigeant ". Il ne prit pas celui de roi parce qu'il savait très bien qu'un roi juif ne pouvait être issu que de la lignée de David.

(La lignée de David, lignée des rois, vient de la tribu de Juda, tandis que celle des kohanim, les prêtres, vient de la tribu de Lévi, selon la bénédiction donnée par Jacob à ses douze fils, les douze tribus d'Israël.)

Les Hasmonéens n'auraient pas dû être rois du tout, et ils se sont laissés corrompre par le pouvoir.Ce fut un mauvais choix de la part de Chim'on parce que ses descendants n'ont pas respecté cette distinction. Ils ont institué une nouvelle dynastie régnante en Israël - la dynastie hasmonéenne - qui a duré 103 ans et qui a été marquée par une terrible décadence morale et religieuse. Ils n'auraient pas dû être rois du tout, et ils se sont laissés corrompre par leur propre pouvoir.

Le souverain suivant a été Jean (Yo'hanan) Hyrcan, et son nom laisse apparaître l'influence grandissante occupée par la culture grecque : Les Hasmonéens avaient commencé à s'helléniser. Terrible tragédie, alors que leurs ancêtres avaient sacrifié leurs vies pour rejeter le joug de l'hellénisme.

Parmi ses nombreuses erreurs, Jean Hyrcan a pris une décision très grave. Pour soutenir son effort en vue d'étendre les frontières d'Israël, il a converti de force les peuples nouvellement vaincus. Jamais le judaïsme n'avait fait, ni ne fera par la suite, une chose pareille. Les Juifs ont plutôt tendance à décourager ceux qui veulent se convertir, et non le contraire.

Un des peuples qui a été ainsi converti de force a été celui des Iduméens. Cette erreur coûtera très cher aux Juifs.

Il existe en Israël, près de Beith Chémech, un site archéologique fascinant ouvert aux touristes et appelé Beith Gouvrin Marecha (Marissa). Il consiste en quelque 2 000 grottes taillées surtout dans le calcaire. C'était une des grandes villes du Iduméens. Elle a été conquise par les Hasmonéens, qui ont donné à son peuple le choix entre la conversion et le départ.
Une des familles iduméennes ainsi convertie de force a occupé quelques années plus tard une place importante dans la vie publique, quand les Romains ont envahi le pays. Un de ses descendants - Hérode - fut couronné roi des Juifs et il a été un souverain schizophrène. Il a fait assassiner le grand prêtre, quarante-cinq membres de la Cour Suprême juive ainsi que la plus grande partie de sa propre famille, mais il a aussi entrepris un fantastique programme de constructions qui a inclus la ville de Césarée, la forteresse de Massada, et une réédification totale du Temple. Comme nous le verrons, Hérode (qui n'était juif que de nom) a eu des rapports très schizophréniques avec les Juifs.

LE DECLIN DE L'INDEPENDANCE JUIVE

Le fils de Jean Hyrcan, Alexandre Jannée, est un cas classique de souverain hasmonéen totalement dévoyé. Il était complètement hellénisé et avait partie liée avec les Sadducéens, ces Juifs qui observaient seulement la Tora écrite et qui se fiaient à leurs propres interprétations, contre les Pharisiens, les Juifs du courant dominant.

Quand certains Pharisiens se sont opposés à lui, Alexandre Jannée en fait exécuter 800 après les avoir obligés à assister aux tortures de leurs familles. Pendant les exécutions, il organisa un festin à la mode grecque.

Alexandre Jannée a fait exécuter 800 de ses adversaires après avoir fait massacrer leurs familles devant eux.Comme dans une grande tragédie classique, on a assisté ici à la fin d'une famille éminente dont le destin avait commencé dans la gloire et qui s'est s'achevé dans le désastre, non sans mener le peuple juif à la ruine.

Les deux derniers rois hasmonéens ont été deux frères, Hyrcan et Aristobule, tous deux totalement hellénisés. Hyrcan était le plus faible des deux, mais il avait un conseiller avisé nommé Antipater, un descendant de convertis iduméens. Ce dernier avait un fils : Hérode.

Hyrcan et Aristobule se sont engagés dans une lutte fratricide avec pour enjeu le trône royal. Le combat était indécis. Et comment vont réagir ces deux hommes moralement corrompus et assoiffés de pouvoir ? Ils se sont accordés pour demander à Rome de trancher leur litige.

Mais inviter les Romains ne ressemblait en rien à la constitution d'une force multinationale pour le maintien de la paix ou pour une médiation. Le peuple auquel il avait ainsi été fait appel était incroyablement assoiffé de conquêtes et de gains territoriaux.

Nous sommes en 63 avant l'ère commune, et Pompée, le grand général romain, était occupé à nettoyer ce qui restait de l'Empire Grec. Il ne sera que trop heureux de répondre favorablement à cette demande et de faire manoeuvrer ses troupes en Israël.

Par le Rabbin Ken Spiro
Traduction et adaptation de Jacques KOHN

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Hanouka et le miracle de la fiole

Hanouka et le miracle de la fiole

Dans l’esprit de l’immense majorité de nos coreligionnaires, le concept de Hanoucca est associé au miracle de la fiole d’huile. C’est autour de ce miracle que gravite exclusivement la fête de Hanoucca. Or, cette période historique, plus connue sous le nom de « période hellénistique est très riche en événements qui eussent mérité que l’on s’y arrête
Le Talmud, en général si exhaustif, quand il s’agit de Hanoucca il passe sous silence toute cette période pour ne s’attarder que sur la fiole d’huile. On y trouve très peu de textes relatifs à la guerre des Asmonéens contre la puissance grecque occupante. Seule la fiole qui a fourni suffisamment d’huile pour allumer le candélabre durant huit jours fait l’objet d’une mention très brève dans le traité Chabbath, et trois pages plus loin, un point accessoire du rituel. Dans le traité Yoma, on peut lire : « Le miracle de Hanoucca n’a pas été admis à être consigné par écrit, c’est à dire à figurer dans le canon biblique. »A part ces brèves remarques on ne trouve plus rien.

Comment comprendre que nos sages puissent volontairement omettre tout l’aspect politique, économique, culturel et philosophique de la rencontre entre le Judaïsme et l’hellénisme ? Comment comprendre qu’une histoire qui a mis en danger la pérennité du peuple juive puisse être réduite au miracle de la fiole juive ? Il existe, certes, un livre apocryphe relatant l’histoire des Hasmonéens, mais ce livre ne figure pas dans le canon biblique, et date d’au moins un siècle après les événements qu’il rapporte. Avant de tenter une réponse à cette question, il convient au préalable de préciser un certains nombres de faits historiques.

Avant la révolte des Maccabées, les Juifs subissaient déjà depuis plus de trois siècles, la domination étrangère. Sous la domination perse, les Juifs payaient un lourd tribut au trésor royal. Il en est de même sous la domination grecque, que ce soit en Egypte sous les Ptolémées ou en Syrie sous les Séleucides. D’énormes tributs furent prélevés sur le trésor national juif. Les villes furent rançonnées et parfois même punies. Le pays dût entretenir à ses frais de coûteuses garnisons étrangères.

En Syrie, Séleucos IV, constatant que ses caisses étaient vides ( à cause de l’indemnité de guerre que Rome lui avait imposée), sur les conseils de l’intendant du Temple –ennemi du Grand Prêtre Onias III- chargea son agent Eliodor e de s’emparer des trésors sacrés et de les transférer à Antioche. Antiochus IV Epiphane, dont l’empire s’effritait, s’empara lui aussi d’une quantité appréciable d’objets en or, dont le célèbre candélabre du Temple… Et pourtant les Juifs ne tentèrent pas la moindre tentative de rebellion, et le Talmud passe complètement sous silence cet aspect des choses.

Les historiens non-juifs, qui évoquent rarement le miracle de la fiole d’huile, attribuent la révolte des Asmonéens à la rapacité des rois grecs, à court d’argent, qui savaient le Temple très riche, mais aussi à l’esprit destructeur des familles sacerdotales. Nos Sages ont complètement occulté cet aspect, pour la simple raison que la politique et l’ambition personnelle ne les ont jamais intéressés.

Cependant, ils auraient pu exprimer leur pensée sur les agissements des Juifs hellénisants du temps d’Antiochus Epiphane. Le comportement de ces Juifs, qui se recrutaient surtout dans les couches sociales aristocratiques, était pour le moins dangereux pour tout le peuple. Ces hellénisants étaient surtout préoccupés par leur situation matérielle. On les trouvait côte à côte avec les Grecs, dans les gymnases, les stades, les marchés, les ports. Ils parlaient le Grec, ils s’habillaient comme les Grecs Ils se naturalisaient pour avoir leur mot à dire dans les cités, ils admiraient la force et la beauté des Grecs. Or pas un mot sur les Juifs hellénisants, ni sur leur comportement, ni sur leurs relations avec les Grecs.

Ce silence peut s’expliquer par plusieurs raisons.

Le Talmud ne parle que de la fiole d’huile, car elle est le symbole de la Torah. Nos Sages étaient surtout préoccupés par la survie du peuple juif. Cette dernière ne pouvait être assurée que si chaque juif transportait avec lui, dans son exil, son propre Etat, c’est à dire la Torah. Nos Sages ont bien compris que le peuple juif allait vivre des jours difficiles. Il fallait à tout prix qu’il préservât son unité et qui dit unité dit Torah. La politique, la guerre, les intrigues, les révolutions sont contingentes. La pérennité du peuple juif seule les intéressait. A ce sujet, le Grand Rabbin Weinberg écrivait : « Si nos Sages font ressortir avec une emphase particulière ce miracle comme seul fait de cette énorme lutte, leur manière d’agir a une profonde signification. Toutes les circonstances politique et militaires étaient contre cette entreprise désespérée. Mais la victoire a appartenu néanmoins à l’esprit, à la croyance en sa supériorité sur la force physique brutale.

En plaçant l’histoire de la fiole d’huile au centre de la fête de Hanoucca, nos sages ont voulu situer le problème à son niveau spirituel. Le combat des Sages d’Israël était celui de l’esprit contre la force brutale, contre l’absence de vie morale, de sainteté et de pureté. C’est tout cela que symbolise la lumière.

La prière de Hanouca mentionne le nom de Mattatias et ses fils, et passe sous silence tout ce qui arriva par la suite. La dynastie asmonéenne a de nouveau donné à Israël un Etat et une indépendance complète durant un siècle environ. Mais pour la Tradition juive cette dynastie a été néfaste. Elle a précipité la décadence du peuple et entraîné l’occupation romaine qui eut pour conséquence la plus grande tragédie à laquelle le peuple juif allait faire face à savoir : l’exil. Il était normal dans ce cas que le Talmud ignorât complètement les artisans du malheur des Juifs et ne retienne que la lumière de la Torah.

Rav Haïm Harboun

Encore un site fort interessant a lire

http://servicedirect.fr/harboun/index.ph...

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Quel a été le véritable miracle de ‘Hanouka ?

Une analyse de l Hanouka qui parle du Judaisme .la tradition orale contre la tradition ecrite de l Hellenisme

La mystification de l orale contre la logique de l ecrit

La Thora orale perd de sa substance mystique avec la traduction de la Septante

D ou le miracle SURNATUREL de l Hanouka pour le Judaisme

Quel a été le véritable miracle de ‘Hanouka ?

La Guemara (Chabbath 21b) nous enseigne que la fête de ‘Hanouka a été fixée en souvenir du miracle de la petite fiole d’huile, qui, au lieu de brûler pendant 24 heures, a duré 8 jours, temps nécessaire aux kohanim pour se purifier et fabriquer une nouvelle huile pure. Il y a lieu de nous demander pourquoi ‘Hanouka n’a pas été fixé en souvenir de la victoire d’une poignée de ‘Hachmonaïm, une famille de kohanim, dans leur combat contre la puissante armée grecque. En effet, ce miracle paraît impressionnant et bien plus important pour l’avenir du peuple juif ! De plus, pour ce qui est du miracle de la fiole d’huile, seuls les kohanim en ont été les témoins, alors que le monde entier a pu assister à la victoire des ‘Hachmonaïm.

Nos sages expliquent qu’on ne peut instituer une fête qu’en s’appuyant sur un miracle SURNATUREL. Or, la victoire militaire peut être stratégiquement explicable, alors que le miracle de la fiole d’huile n’a aucune rationalité naturelle. C’est donc uniquement grâce au miracle surnaturel de la fiole d’huile que la fête a été établie.

C’est par ce miracle surnaturel survenu dans l’accomplissement d’une Mitsva, que les Juifs ont compris que tous les événements qui avaient eu lieu jusqu’à ce moment-là étaient à attribuer à l’aide de Hachem. Ils ont senti la Présence divine dans chacun de leurs pas.

[b]Les enfants d’Israël ont également compris que le combat contre les Grecs n’était pas seulement un engagement physique, une résistance à un projet de destruction matérielle. Il avait surtout constitué un combat idéologique. Ceux-ci voulaient détruire la pensée de la Tora et imposer à tous, leur système de pensée philosophique[/b]. (S’ils ont rendu impures toutes les huiles, c’est pour empêcher les Juifs de pratiquer les mitswoth).

[b]Le roi grec Ptolémée a fait traduire la Bible. Soixante-dix Sages ont été chargés de cette tâche, d’où le nom de cette traduction, les Septante[/b] (Meguila 9a).

[b]La Tora est ainsi devenue accessible à tous, donc modifiable. En vulgarisant la Bible, les Grecs ont brisé le lien privilégié qui nous unissait à Hachem.[/b]

Les Juifs ont compris que s’ils avaient effectivement gagné la guerre militaire, il leur fallait à présent remporter la guerre idéologique, afin de protéger les juifs des influences idéologiques grecques et retrouver ce lien privilégié qui nous lie à Hachem. C’est cette petite fiole d’huile qui leur a permis de développer toute cette réflexion : un miracle surnaturel, inexplicable, pour permettre uniquement l’accomplissement d’une mitswa, alors que, selon la halakha, ils auraient pu allumer la menora malgré leur état d’impureté.

Ils ont donc suscité le miracle en créant un lien et une proximité avec Hachem .

Une année durant, ils ont ainsi développé la loi orale, l’enseignement de Maître à élèves, ce que l’on appelle Tora ché-be‘al pé. Ils ont ainsi reconstitué un lien intime, unique avec Hachem. [b]Notre seul moyen de vaincre nos adversaires était la Tora orale, et telle a donc été la victoire de ‘Hanouka : la sagesse de la Tora contre la sagesse des Grecs[/b]. Et c’est cette huile qui brûlait sur la menora qui représente justement la ‘hokhma (« la sagesse »), c’est elle qui a été le signe de la victoire.

[b]Les Juifs ont ainsi gagné, à travers l’étude de la Tora, le combat idéologique engagé contre les Grecs[/b].

Ce n’est qu’après cette année-là, un an après la victoire physique, que les Sages ont décidé de fixer la fête de ‘Hanouka, date à laquelle ils ont remporté la victoire idéologique sur leurs ennemis.

Si nous célébrons aujourd’hui encore cette victoire idéologique, c’est que nous sommes encore tous concernés par elle.

La fête de ‘Hanouka est en fait la fête de Loi Orale, édifice transmis oralement de Hachem à Moïse au mont Sinaï et transmis de génération en génération par les mains de l’homme pour nous protéger des influences et idéologies extérieures qui nous agressent et pour garder ce lien unique que nous avons avec Dieu.

Nous possédons tous un rôle à jouer dans cet édifice. Chacun de nous selon ses sensibilités a une approche différente dans sa relation avec cette étude, relation cependant inséparable d’une fidélité absolue à nos traditions.

Nous sommes un peuple composé à l’origine de 600 000 âmes comparées aux 600 000 lettres de la Tora. De même que la Tora forme un tout inséparable, de même sommes-nous liés indissociablement les uns aux autres : Nous avons tous la même part de responsabilité dans la construction de cet édifice de l’étude de la Tora qui est notre lien privilégié avec Hachem, et qui est symbolisé par l’allumage chez soi de la lumière de ‘Hanouka.

Réponse du Rav Dov Lumbroso-Roth

http://www.chiourim.com/f%EAtes/hanouka/...

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Du grec dans l’hébreu et les deux livres des Macchabees

L epoque hellenistique de la terre promise a donner un heritage grecque meme dans l’hébreu rabbinique

Du grec dans l’hébreu
lundi 27 septembre 2004, par Michel Remaud

Les dossiers publiés dans les numéros de ce bulletin suscitent, semble-t-il, beaucoup d’intérêt, et vos lettres nous demandent de satisfaire votre curiosité sur des sujets d’une extrême diversité. Si nous étions en mesure de répondre à la demande, la collection de notre écho se transformerait en encyclopédie !

On nous a demandé, entre autres sujets, une histoire de la langue hébraïque (1) . En attendant le jour, qui ne viendra peut-être jamais, où l’un d’entre nous pourra satisfaire cette requête, il peut être intéressant de signaler un aspect sans doute peu connu de la langue hébraïque : la présence dans son vocabulaire d’un grand nombre de mots grecs, assimilés plus ou moins maladroitement par l’hébreu rabbinique. Une présentation exhaustive de ce phénomène ferait l’objet d’une épaisse étude savante. On peut au moins en donner ici quelques exemples. Beaucoup de ces mots sont employés couramment dans la langue d’aujourd’hui sans que les usagers en soupçonnent toujours l’origine.

À tout seigneur, tout honneur. Le premier de ces termes est probablement celui de sanhédrin, du grec synhedrion, qui a acquis ses lettres de noblesse dans la langue hébraïque en donnant son nom à un traité de la mishna et donc du talmud.

D’autres mots grecs sont entrés dans le vocabulaire juridique, où ils ont fait carrière jusqu’à nos jours. C’est le cas de kategor, accusateur, qui a donné du même coup le verbe kitreg, accuser. Corollairement, le défenseur, ou l’avocat, est un sanegor, ce qui - résultat inattendu - engendre le verbe singer, plaider. Le mot grec epitropos est passé tel quel en hébreu, où il désigne un tuteur légal ; moins utilisé, cependant, que sa déformation apotropos. Le grec nomos, loi, a donné le verbe nimes, éduquer, civiliser, et donc le substantif nimus, qui désigne la politesse et les bonnes manières (un enfant bien élevé est dit menumas). Le paraklètos, avocat, terme familier aux chrétiens pour son usage dans l’évangile de Jean où il désigne le Saint-Esprit, est devenu en hébreu le paraklit, avocat, appellation qui s’applique en particulier à l’Avocat de l’État, fonction qui n’a pas son équivalent dans les institutions françaises.

Le grec polemos, guerre, a donné l’hébreu pulmus, qu’on peut traduire par polémique, et le verbe dérivé hitpalmes, polémiquer. Il est douteux, malgré les apparences, qu’il faille ranger dans la même catégorie le verbe hitpalsef, philosopher. L’origine, certes, est bien grecque (philosophia), mais il s’agit plutôt d’une création moderne, comme le verbe organiser (ou plutôt : to organize) a donné l’hébreu irgen, avec le substantif irgun, organisation, terme dont les harmoniques historiques font oublier la banalité des origines étymologiques.

D’autres termes grecs ne sont pas passés de l’hébreu rabbinique dans la langue moderne. Tel - entre des dizaines d’autres exemples possibles - l’adjectif nikologos, du grec nikao, vaincre, et logos, parole, pour qualifier un avocat éloquent qui gagne tous ses procès ; ou encore hoginis, déformation du grec eugènès (qui a donné dans les langues occidentales le prénom Eugène), pour désigner un personnage de haute naissance...

Dans ce grec maladroitement hébraïsé, une des créations les plus pittoresques est un mot que l’on trouve dans un récit aggadique pour désigner le char divin, dont on sait qu’il est tiré par quatre animaux, ce qui a donné le substantif tetramul - création hybride joignant au préfixe grec tetra, quatre, le latin mulus.

Le contexte de l’usage de ce mot vaut d’ailleurs d’être conté : si les fils d’Israël, dans le désert, fabriquèrent un veau d’or, ils en avaient trouvé l’idée dans le taureau qui était attelé au char dans lequel le Seigneur était descendu sur le Sinaï ; c’était donc le ciel, qui, bien involontairement, avait fourni le modèle. Manière d’atténuer la responsabilité du peuple, qui n’aurait pas non plus trouvé dans le désert l’or nécessaire à la fabrication du veau si le Seigneur lui-même n’avait enjoint aux filles d’Israël d’emporter les bijoux des Égyptiennes en quittant la terre de servitude.
Mais cela est une autre histoire.

http://www.un-echo-israel.net/Du-grec-da...

Pour finir allez lire les livres des macchabbees de l ancien testament qui parle de toute cette epoque de guerre entre grecs et juifs

PREMIER LIVRE DES MACCHABÉES

http://www.magnificat.ca/textes/bible/1m...

SECOND LIVRE DES MACCHABÉES

http://www.magnificat.ca/textes/bible/2m...

C etait un petit dossier pour relater l histoire des grecs et des juifs a l epoque de l antiquite qui est tres peu connue de notre part du moins et quin explique bon nombre de chose qui sont d actualitee encore aujourd hui

Ta leme

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Interessant, mais aprés l'antiquité ?...

Bonjour Alex,
Je serai aussi curieux de savoir quels étaient les rapports entre juifs et grecs aprés l'antiquité, jusqu'à aujourd'hui : la venue des juifs expulsés d'espagne, etc.

profil sans photo
Les juifs de Grece

Salut Philippe pour te repondre largement je vais te donner certains liens qui sont presque tous de site juif pour te donner une idee de l histoire des juifs en Grece

Tout commenca avec la Diaspora juive hellenophone d Alexandrie inviter a l epoque d Alexandre le Grand a s installer qui fut chasser par les romains et s installa a Thessalonique

http://www.sefarad.org/publication/lm/03...

Les juifs d'Alexandrie arrivèrent à Salonique en 140 avant Jesus Christ.

http://janine.sefarad.org/dossier.php/id...

La Communauté Juive de Salonique, bref rappel historique

http://www.sefarad.org/publication/echos...

Mais l Ile de Rhode etait un autre lieu du judaisme en Grece

Au temps des Maccabées
Dans le 1er des livres apocryphes des Hasmonéens, nous lisons (15, 23) que l’empire romain, ayant renouvelé le traité d’aide mutuelle avec le royaume juif des Maccabées en -142 EC., en notifie la Communauté Israélite de Rhodes (même en ces temps lointains, ladite Communauté fut parmi les plus célèbres de l’Empire Romain).

La communauté israélite de Rhodes au passé et de nos jours

http://www.jewishrhodes.org/?page_id=34&...

ca site est fort interessant il y a bon nombre d article et de temoignages et evidement de liens

Le site est en grec,anglais et meme en francais

http://www.jewishrhodes.org/

RHODES LA PETITE JERUSALEM

http://www.sefarad.org/publication/lm/04...

Mais en Grece mis a part les Ladinos de Thessalonique il y a les juifs romaniotes

« Tu ne parles pas espagnol, tu n’es pas juive !”
D’une sépharade de Salonique à une romaniote de Ioannina,c’est-à-dire de juifs ni ashkénazes, ni sépharades, implantés là depuis l’Antiquité, de langue maternelle grecque, ayant développé un rite religieux particulier.

http://etudesbalkaniques.revues.org/inde...

Et pour finir un temoignage datant de 1956 qui termine ainsi

Après avoir goûté à cette hospitalité si vraiment juive, senti cet immense amour pour ISRAEL, ce sens de la fraternité juive — comment dans de telles conditions ne pas être assurés que le judaïsme grec, renouera un jour, bientôt, avec un passé qui fut glorieux entre tous.

VIE JUIVE EN GRÈCE

http://judaisme.sdv.fr/histoire/villes/c...

Il y a aussi les trois musee du Judaisme

A Athenes

http://www.jewishmuseum.gr/pages.asp?pag...

A Thessalonique

http://www.jmth.gr/web/about.htm

Et evidement a Rhodes

http://www.rhodesjewishmuseum.org/

J espere avoir repondu a ta question

Ta leme

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