Révolte de Polytechnique

Révolte de Polytechnique en quelques dates

14 fév 1973

Début de la révolte estudiantine contre la junte militaire avec une manifestation des étudiants à l'Ecole polytechnique d'Athènes demandant l'abrogation d'une loi (N. 1347) obligeant au service militaire immédiat les étudiants impliqués dans des actions syndicales. Arrestation de 11 étudiants par la police.

21 fév 1973

Les étudiants occupent le bâtiment de la Faculté de Droit à Athènes. Slogans contre la dictature militaire. La police évacue violement les occupants.

14 nov 1973

Rassemblement d'étudiants aux propylées de l'Ecole polytechnique d'Athènes. Les étudiants se mettent en grève et demandent des élections estudiantines immédiates au lieu de l'année suivante comme annoncé par le régime de la junte militaire.

15 nov 1973

Les facultés de Médecine et de Droit rejoignent la révolte des étudiants de l'Ecole Polytechnique. Des centaines d'étudiants et de citoyens d'Athènes se rassemblent devant l'Ecole Polytechnique. Les étudiants décident d'occuper l'établissement et s'enferment à l'intérieur. A l'Ecole de Chimie une radio libre appelle au soulèvement général et au soutien de la population.

16 nov 1973

La junte militaire, constatant l'incapacité de la police de réprimer la révolte des étudiants enfermés à l'Ecole Polytechnique, fait appel à l'armée.

17 nov 1973

Les tanks de l'armée envoyés par le régime des colonels pénètrent dans l'Ecole polytechnique où des milliers d'étudiants contestataires s'étaient enfermés quelques jours auparavant. Officiellement 840 personnes sont arrêtées, les morts s'élèvent à 24. Le chef de la junte, Georgios Papadopoulos proclame la loi martiale.

25 nov 1973

Le colonel Papadopoulos, chef du coup d'Etat de 1967 et président du régime militaire, est renversé par le chef de la Police militaire, le général Ioannidis, qui durcira encore plus le régime répressif.

30 déc 1975

Fin du procès pour les "événements du Polytechnique". Les généraux D. Ioannidis, N. Dertilis et St. Varnavas sont condamnés à la réclusion à perpétuité, 17 autres militaires, dont le colonel Papadopoulos, à plusieurs années de prison, pour la répression sanglante de la révolte des étudiants en novembre 1973.