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Dette grecque : comment les « hommes en noir » de la troïka ont ligoté Athènes

Published in Le Point on
Le 9 octobre 2012, à Athènes, des personnes manifestent contre la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, tenue pour responsable du plan d’austérité.
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Le 9 octobre 2012, à Athènes, des personnes manifestent contre la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, tenue pour responsable du plan d’austérité.

Sous la tutelle de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI), la Grèce a mis neuf ans a se relever de la crise.

En ce mois de septembre 2011, tandis que les touristes européens quittent les îles et les plages grecques, la rentrée du gouvernement du socialiste Giórgos Papandréou n'est guère réjouissante. Athènes, qui gouverne depuis 2010 avec un tuteur à ses côtés, une « task force » dépêchée par la troïka de créanciers - réunissant la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) -, doit mettre en place une nouvelle salve de réformes.

Cette force d'intervention est chargée de surveiller, de juger, voire de rectifier la gestion des finances grecques par le Premier ministre et ses ministres. Elle compte une cinquantaine de personnes, une moitié étant restée pour travailler depuis Bruxelles, l'autre moitié débarquant à Athènes.

Composée de poids l...