Corruption: dix ex-ministres grecs soupçonnés dans une affaire liée à Novartis

Alexis Tsipras devant le parlement grec en janvier 2018. © Petros Giannakouris/AP Photo

Alexis Tsipras devant le parlement grec en janvier 2018. © Petros Giannakouris/AP Photo

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé la saisie du parlement pour enquêter sur d'éventuelles responsabilités pénales de dix ex-ministres et premiers ministres de droite et socialistes impliqués dans une affaire présumée de corruption visant Novartis.

La Grèce usera de «tous les moyens légaux» à sa disposition pour «récupérer l'argent dont Novartis a privé l'Etat» via le gonflement présumé de ses tarifs de 2006 à 2015, a ajouté Alexis Tsipras, qui s'exprimait devant le groupe parlementaire de son parti, Syriza. Cette annonce enclenche le mécanisme prévu en Grèce par la Constitution sur les poursuites envers des membres ou ex-membres du gouvernement pour des méfaits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Lire aussi: Enquête pour corruption présumée visant Novartis

Deux anciens premiers ministres, dont le conservateur Antonis Samaras, remplacé au pouvoir en 2015 par Alexis Tsipras, et huit ex-ministres, dont le commissaire européen chargé des Questions migratoires, Dimitris Avramopoulos, et le gouverneur de la Banque centrale, Yannis Stournaras, sont visés par cette procédure.

Une enquête entamée en 2006

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