La Grèce au bon vouloir d'Erdogan et de Bruxelles

Le camp d'Elliniko, installé sur le site de l'ancien aéroport d'Athènes. Image: Thanassis Stavrakis - AP

Le camp d'Elliniko, installé sur le site de l'ancien aéroport d'Athènes. Image: Thanassis Stavrakis - AP

«Je me sens piégée. Après avoir traversé tant d'épreuves, j'espérais au moins être en sécurité, ici, en Europe. Même si c'est en Grèce, alors que je veux rejoindre mon frère en Allemagne. Mais à nouveau, tout peut basculer.» Assise en lotus devant la tente familiale, Aïssa, jeune professeure de lettres syrienne, «installée» depuis deux mois dans le camp d'Elliniko (ancien aéroport abandonné d'Athènes), s'inquiète de ce qui vient de se passer en Turquie. Un pays qu'elle connaît bien pour y avoir transité durant de longs mois.

Le coup d'Etat le 15 juillet, suivi d'une purge brutale dans tous les rouages de l'Etat turc, a ravivé le désarroi des migrants mais aussi déstabilisé les autorités grecques. Car l'accord controversé du 18 mars entre l'Union européenne (UE) et Ankara sur les réfugiés semblait fonctionner: après le million de réfugiés ayant transité en 2015 par le...

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