Les Grecs retiennent leurs pleurs

Alors que les banques sont encore fermées dans le pays, un homme compte son argent dans une rue d'Athènes. Crédits photo : Emilio Morenatti/AP

Alors que les banques sont encore fermées dans le pays, un homme compte son argent dans une rue d'Athènes. Crédits photo : Emilio Morenatti/AP

Des ascenseurs défaillants, un lino verdâtre fatigué, un couloir encombré de patients abandonnés sur des lits roulants. Du matériel médical hors d'âge et, surtout, des médicaments qui viennent à manquer. À l'hôpital Evangelismos d'Athènes, l'austérité, «on sait ce que c'est». Alors, à la veille du vote au Parlement sur une série de réformes drastiques exigées par Bruxelles, le fatalisme est de mise. La grève, à laquelle appelle le syndicat des fonctionnaires grecs, Adedy, ce mercredi pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza fin janvier, «on n'y pense même pas». «Pas parce que nous approuvons ces mesures!, insiste le Dr Ilias Sioras, directeur adjoint du service de cardiologie et président du syndicat de l'hôpital Evangelismos, membre d'Adedy. Tous simplement parce qu'en ces temps extrêmement difficiles, personne ne peut se permettre de renoncer à 20 euros?»

Résignation

On les entend s'invectiver depuis ...

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