Avec le «dossier grec», on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise. Alors que le scénario du pire - un défaut de la Grèce - semblait s'éloigner, les tensions ont ressurgi, empêchant la conclusion d'un accord ce mercredi soir.
«Nous ne sommes pas responsables de la frustration qu'a générée la gauche radicale grecque en faisant aux Grecs des promesses qu'elle savait qu'elle ne pourrait pas tenir!» Le propos, tenu début mars, est signé Mariano Rajoy, pourtant peu habitué aux déclarations tonitruantes.
"En ce moment, je perçois comme ennemis de la reprise en Espagne l'instabilité politique, c'est un ennemi possible de la reprise, et ensuite la Grèce", a déclaré le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy lors d'une rencontre avec la presse à Madrid lundi 27 avril.
Premier accroc diplomatique pour Athènes: le premier ministre grec Alexis Tsipras s'est attiré les foudres de l'Espagne et du Portugal en accusant Madrid et Lisbonne d'avoir voulu conduire son pays à «une asphyxie financière» lors des négociations entre Athènes et l'Union européenne.
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a demandé samedi à son homologue grec Alexis Tsipras d'être « sérieux » et de ne pas faire de l'Espagne et du Portugal ses boucs émissaires, après ses accusations contre les deux pays.
Podemos a fait descendre samedi dans les rues de Madrid entre 100.000 et 300.000 sympathisants. Pourquoi avoir organisé cette manifestation ? Faut-il en attribuer le succès à la victoire de Syriza ?
A quelques semaines de ses premiers rendez-vous électoraux, l'allié espagnol de Syriza, Podemos, qui a organisé samedi un grand meeting à Madrid avec des discours opposant "privilégiés" et "humiliés", avance peu de propositions concrètes.