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Syriza, Podemos : pourquoi le Front de gauche n'en profite pas

Publié dans Le Figaro le
Crédits photo : GERARD JULIEN/AFP
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Crédits photo : GERARD JULIEN/AFP

Fabien Escalona est enseignant à Sciences Po Grenoble et collaborateur scientifique au Cevipol (ULB).

Le Front de gauche ne réalise que 3,66% des suffrages lors de la législative partielle dans le Doubs malgré le soutien de Syriza. Pourquoi, selon vous, le parti de Jean-Luc Mélenchon ne profite-t-il pas de l'effet Syriza?

Fabien Escalona: Au vu des précédents scores du Front de Gauche et du PCF aux législatives de 2012 et de 2007, le faible résultat du communiste Vincent Adami n'est pas surprenant. En revanche, il a pu lui apparaître décourageant pour deux raisons: premièrement, le fait d'avoir rassemblé au-delà du Front de Gauche, du côté du NPA et du MRC ainsi que du côté de socialistes dissidents (l'un d'eux présidait son comité de soutien) ; deuxièmement, le fait d'avoir été parrainé par un responsable de Syriza. Or, ces divers soutiens n'ont probablement été appréciés que de la part d'un noyau assez restreint d'électeurs politisés, au-delà duquel Adami sentait lui-même qu'il n'était guère audible.

On peut ajouter que malgré son appartenance à une famille de militants communistes bien implantée, il s'agissait de sa...

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