Les agriculteurs commencent à se retirer des routes

agriculteurs larissa

Les agriculteurs du Péloponnèse ont ont été les premiers à se retirer mardi après-midi de l'isthme de Corinthe qu'ils occupaient par un barrage routier, à la suite de la rencontre d'une délégation avec le ministre du Développement agricole, Sotiris Hatzigakis, mais sur des nombreux autres barrages, ils restent divisés sur la marche à suivre après l'annonce des mesures ministérielles.

A l'image de la division qui règne dans les rangs des agricultures, à Corinthe, certains agriculteurs restent regroupés dans la région et appellent leurs collègues à renforcer le barrage.

Le porte-parole du comité de coordination des agriculteurs du barrage de l'isthme de Corinthe, M. Preveratos, a déclaré que le ministre a accepté d'intégrer au paquet de soutien annoncé par le gouvernement le raisin corinthien, les agrumes, la pomme de terre et les aliments pour animaux, suite à quoi la décision du retrait des agriculteurs est définitive.

M. Preveratos a soutenu que ceux qui perturberont dorénavant le passage des véhicules à l'isthme ne sont pas des agriculteurs et n'ont rien à voir avec la lutte des agriculteurs.

A l'opposé, les agriculteurs qui sont malgré tout restés sur place dénoncent "la trahison de la lutte".

Le barrage routier de Tembi, en Thessalie, - un point symbole des mobilisations agricoles en Grèce, et seul passage du Nord au Sud - reste en place, le comité de coordination des agriculteurs qui s'est réuni mardi en fin de matinée ayant décidé, avec l'approbation de tous les agriculteurs, de ne pas retirer les tracteurs qui s'y trouvent depuis 8 jours à présent.

Les agriculteurs de Tembi demandent au minstre du Développement agricole et de l'Alimentation, Sotiris Hatzigakis, en plus du gel des remboursements des emprunts contractés auprès de la Banque Agricole, le gel aussi des taux d'intérêt pour 3 ans et aussi le versement d'une enveloppe supplémentaire de 150 millions d'euros aux agriculteurs professionnels.

Tout au long de la matinée, les avis étaient partagés, certains agriculteurs préconisant la réouverture de Tembi à la circulation, d'autres le maintien en l'état du barrage ou d'autres encore la fermeture périodique de l'axe routier, alors que finalement la décision que les tracteurs restent sur place a été adoptée.

Le gouvernement a annoncé de son côté qu'il n'y aura pas d'autres négociations et a donné 48 heures pour que les agriculteurs lèvent l'ensemble des barrages sur les routes qu'ils bloquent depuis une semaine.

200 millions d'euros - sur le total de 500 millions que prévoit le plan gouvernemental pour le soutient des agriculteurs - pourraient être débloqués d'ici la fin février, faisait-on savoir du côté du Développement agricole. A moins que… la Commission européenne s'en mêle, puisque la Grèce aurait dû l'en informer au préalable, ce qui n'a pas été fait, commentait hier un porte-parole de la Commission.

Le blocus des routes a fini par créer des longues files d'attente aux frontières nord de la Grèce avec les pays voisins. La presse en Bulgarie et en Roumanie se faisait l'écho des inquiétudes de leurs concitoyens suite à la fermeture des frontières en raison des mobilisations des agriculteurs grecs, des files entières de transporteurs routiers attendant depuis plusieurs jours la levée des barrages.

Mardi, le maire de Serrès, Stefanos Fotiadis, a rencontré aux postes des douanes de Koulata-Promachonas le gouverneur de la région de Blagoevgrad, tandis que dimanche dernier des officiels de l'ambassade de Grèce en Roumanie ont été invités au ministère roumain des Affaires étrangères, qui les a informés des inquiétudes que suscite la situation aux frontières.

i-GR/ANA-MPA

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