Caramanlis promet consensus et dialogue social pour son nouveau mandat

caramanlis vouli

Le premier ministre, Costas Caramanlis, a ouvert, vendredi en fin d'après-midi, les débats au Parlement sur le programme du nouveau gouvernement issu des élections du 16 septembre en s'engageant à mettre en pratique tous ses engagements préélectoraux et qu'il progressera par le dialogue, la recherche du consensus et de la synthèse. La discussion doit s'achever dimanche soir par le vote de confiance au gouvernement, les députés participant au scrutin sur appel nominal.

M. Caramanlis a souligné cependant qu'il devra avancer plus rapidement, avec détermination, sans délai, ni retard car, insistant sur le fait que le temps est précieux et que les problèmes exigent des solutions.

M. Caramanlis a annoncé que prochainement il poserait la question de la révision de la loi électorale et souligné que les électeurs ont donné à la Nouvelle Démocratie un mandat clair et net que le gouvernement poursuive ses réformes sans retard.

Le 1er janvier 2008, les engagements préélectoraux seront respectés, a savoir une hausse de EKAS (allocation de solidarité sociale), des retraites des agriculteurs (OGA), des allocations aux familles de 3 enfants, le nouveau barème des salaires dans les forces armées, la retraite nationale, l'abrogation de l'impôt sur les résidences principales et la taxe sur les droits de succession.

Le premier ministre a mis l'accent sur la sécurité sociale, un dossier à discuter par un dialogue avec les parties intéressées, sans diminution des retraites ni changement dans l'âge de départ à la retraite.

"Le triptyque dialogue, consensus et synthèse, caractérisera notre politique", a poursuivi M. Caramanlis, "un dialogue pour aboutir à des résultats, un consensus pour faire face aux problèmes, une synthèse pour réaliser les objectifs communs", précisant encore que le gouvernement ne revendique pas l'exclusivité des idées, mais ce qui a de mieux pour le pays. "Nous sommes un gouvernement de tous les Grecs", a insisté à maintes reprises le chef du gouvernement.

Les priorités de demain, a-t-il dit, ce sera la reconstruction des régions sinistrées, mentionnant ce qui a été fait, mais ce qui reste à faire pour faire revivre ces régions, affirmant que les travaux en cours à Olympie seront prêts bien avant la cérémonie prévue de l'allumage de la flamme olympique en mars prochain.

Une autre priorité est de poursuivre l'adaptation budgétaire pour obtenir un équilibre dans les finances à l'horizon de 201O, a déclaré M. Caramanlis, expliquant "nous posons des bases solides pour demain. Nous ne nous relâchons pas. Notre objectif est de réussir davantage".

M. Caramanlis a parlé par la suite de la nécessité de réduire les déficits des Entreprises d'utilité publique (DEKO), alors que se poursuivront les réformes garantissant des taux de croissance élevés.

La fiscalité a fait l'objet aussi de cette déclaration de programme, le premier ministre affirmant qu'en 2009 la fiscalité pour les ménages serait diminuée de 25%, et souligné sa décision de lutter contre la fraude fiscale en renforcant les contrôles et en mettant en place un Conseil national ad hoc.

D'autres priorités ont suivi dans ce large panorama des actions d'avenir, le gouvernement s'engageant à aider davantage les PME, le partenariat entre secteurs public et privé, une revalorisation des infrastructures sociales et de transports, sans oublier de mentionner le développement régional, 80% des fonds communautaire du 4e CCA étant destinés à la province.

A propos du transporteur national, M. Caramanlis a rappelé que les concertations avec la Commission européenne se poursuivent pour rechercher une solution à l'endettement d'Olympic Airways.

Par la suite, toujours à titre des priorités du gouvernement, le premier ministre a mis l'accent sur la société du savoir, déclarant que le gouvernement est décidé à poursuivre les réformes dans l'enseignement pour plus de qualité à tous les niveaux, parlant du renforcement de l'autonomie du lycée et à terme d'un nouveau système d'entrée dans l'enseignement supérieur.

Donnant un avant-goût de la réforme de la sécurité sociale, le premier ministre a parlé de l'ouverture d'un dialogue avec toutes les forces politiques et partenaires sociaux, préconisant l'union des caisses, la révision du statut des professions insalubres et difficiles, et l'institutionnalisation d'incitations pour qu'un salarié continue son travail s'il le souhaite et au-delà de l'âge limite de la retraite.

M. Caramanlis a longuement détaillé les programmes des travaux publics, réalisés lors de son dernier mandat et actuellement en cours, insistant sur la protection de l'environnement qui est pris en considération, alors qu'enfin en référence à l'Etat qu'il a caractérisé de "grand malade", le gouvernement, a-t-il rappelé, à déjà fait des progrès mais il en reste encore à faire.

Si le premier ministre a fait clairement entendre que la révision de la loi électorale serait très vite à l'ordre du jour, il a évoqué aussi le droit des Grecs de l'étranger à participer aux scrutins nationaux.

Plus précisément en ce qui concerne la loi électorale, M. Caramanlis a déclaré "sur base des principes et du respect des institutions, nous éviterons toute surprise. La loi électorale actuelle a fait ses preuves dans la pratique. Aujourd'hui il est évident qu'il faut une loi renforçant la stabilité gouvernementale sans détruire la proportionnelle".

Au chapitre de la politique étrangère, M. Caramanlis a cité la question chypriote, un règlement devant être recherché sur base des résolutions de l'ONU, l'optique européenne de la Turquie que le gouvernement grec soutient si toutefois les critères de l'UE sont respectés, et enfin la FYROM.

"Si réellement Skopje souhaite adhérer aux instances euroatlantiques, il faut que soient respectés à la lettre les accords et que Skopje abandonne sa politique d'intransigeance pour que nous puissions rechercher une solution commune au nom. Ceci est notre position. Et elle est très claire", a tranché M. Caramanlis.

i-GR/ANA-MPA

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire