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« La leçon de Marco Rubio aux Européens, à Athènes, a contre elle vingt mois de gouvernement brutal et de diplomatie erratique »

Publié dans Le Monde le
Le secrétaire d’Etat américain s'exprimant devant le Parthénon.
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Le secrétaire d’Etat américain s'exprimant devant le Parthénon.

Le secrétaire d’Etat américain, qui s’est exprimé devant le Parthénon, le 7 octobre, a fait du nationalisme le seul horizon du Vieux Continent. Un discours mis à mal par la politique sans boussole de Donald Trump, entre controverses et volte-face, note Gilles Paris, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

Que c’est lassant. Les héritiers putatifs de Donald Trump semblent considérer comme obligatoire le fait de venir prononcer sur le continent européen, chacun à sa manière, une philippique pour dire tout le mal qu’ils pensent des autochtones. Et pour leur assurer qu’ils sont promis non seulement à la disparition, mais à une disparition pitoyable que seul un sursaut consistant à mimer le trumpisme permettra d’éviter. Le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, s’y est essayé, à Athènes, le 7 octobre. L’ancien sénateur de Floride avait choisi de s’exprimer au crépuscule, sur la colline de la Pnyx, avec en toile de fond le Parthénon. Une mise en scène d’une subtilité pachydermique.

Cet ancien républicain orthodoxe est un converti au national-conservatisme qui irrigue le second mandat de Donald Trump. Il ne ménage pas ses efforts pour faire oublier ses premières convictions, comme son soutien, en 2013, à un projet de réforme de l’immigration comportant des mesures de régularisation de…

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