Des migrants atteignent la côte à bord d'un canot pneumatique surchargé, près de Skala Sikaminias, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 octobre 2015 (réédité le 3 septembre 2025)
Depuis l’arrivée de Kyriakos Mitsotakis en 2019, la Grèce a durci sa gestion des migrations. Une ligne qui a inspiré le "Pacte européen sur la migration et l’asile", entré en vigueur en juin. Mais des failles persistent.
En 2015, la photo d'Aylan Kurdi fait le tour du monde. Alors que la guerre civile fait rage en Syrie, le corps sans vie de ce garçon de 3 ans est retrouvé sur une plage de Bodrum, en Turquie, après le naufrage de l'embarcation avec laquelle sa famille tentait de rejoindre l'île grecque de Kos. Cette année-là, plus 800 000 réfugiés et migrants débarquent aux portes de l'Europe et 80 % d'entre eux transitent par la Grèce. "Cette crise a été vécue comme un véritable électrochoc pour l'opinion publique grecque et européenne", rappelle Georgia Dimari, politologue et spécialiste des questions migratoires à l'université de Crète. Par comparaison, l'afflux récent de plus de 60 000 migrants depuis le Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta, qui a coûté la vie à 72 personnes, a suscité un émoi passager.