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Sur l'île grecque de Lesbos, 30 000 habitants et 20 000 réfugiés

Published in Le Monde on
Des réfugiés à Mytilène, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 8 septembre.
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Des réfugiés à Mytilène, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 8 septembre.

Impossible de pousser les murs. Une île est un territoire fermé aux ressources et aux capacités d'accueil limitées. Ces dernières semaines, des dizaines de milliers de réfugiés syriens, afghans ou érythréens ont débarqué à Lesbos, à quelques encablures seulement de la Turquie, et la situation devient explosive.

Qu'ils arrivent au nord ou au sud de l'île, il leur faut rejoindre après plusieurs heures de marche sous un soleil de plomb le port principal - la ville de Mytilène - où ils doivent se faire identifier et enregistrer par la police avant d'espérer pouvoir rejoindre le continent. Un processus qui, devant le flux, prend désormais des jours et des jours.

Et c'est là, dans cette ville de 86 000 habitants où s'entassent désormais près de 20 000 réfugiés, que se concentrent tous les problèmes d'un petit territoire confronté à une situation qui le dépasse largement. Plus de place dans les camps, plus de place dans les jardins publics, pas de toilettes, pas de douches, pas de poubelles? Seul l'élan instinctif de solidarité de nombreux habitants permet aujourd'hui à des familles entières de survivre, à l'abri de tentes de fortunes dressées en plein c?ur de la ville...

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