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"Ne pas réduire la dette condamne la Grèce à la génuflexion éternelle"

Published in L'Express on
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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras accueilli par le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, à Bruxelles, plus d'un mois avant le référendum de la discorde.

Le sort de la Grèce est suspendu à la reprise des négociations avec ses partenaires européens réunis au sommet ce mardi. Pour aboutir, l'autocritique devra succéder au ressentiment de part et d'autre de la table.

Après le "non" grec au référendum, l'Europe est dans l'impasse. Toutes les parties s'accordent sur la nécessité d'une reprise rapide des négociations qui montent en tension ce mardi soir avec la convocation d'un nouveau sommet européen précédé d'une réunion de l'Eurogroupe et d'une rencontre Tsipras-Hollande-Merkel. Mais en dépit des efforts de la France, dont l'exécutif se rêve en médiateur de la crise, les positions sont plus crispées que jamais. Côté créanciers, le ressentiment à l'égard de Tsipras culmine. Le Premier ministre est jugé coupable d'avoir rompu le dialogue en appelant les Grecs aux urnes. Des Grecs eux-mêmes responsables de leur propre malheur, pour n'avoir pas su se réformer à temps.  

Sans présager de l'issue des prochaines discussions, l'économiste Charles Wyplosz estime au contraire que c'est aux créanciers de faire un geste en...

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