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Chypre et l’UE s’interrogent : que vaut leur clause de défense mutuelle ?

Δημοσιεύθηκε στη Le Soir ,
Le président du Conseil européen, António Costa, jeudi à Ayia Napa.
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Le président du Conseil européen, António Costa, jeudi à Ayia Napa.

Un article des Traités européens prévoit une obligation d’assistance en cas d’agression armée d’un Etat membre. A l’heure où Donald Trump fait tout pour miner la crédibilité de l’article 5 de l’Otan, les Européens s’interrogent sur la portée de leur propre engagement.

Et si la sécurité et la défense de Chypre, l'île membre de l'Union européenne depuis 2004, dépendaient de… « l'article 42.7 » ? La question agite le sommet des dirigeants européens réunis ce jeudi soir à Ayia Napa, dans le sud-est du pays.

Cette disposition a été introduite par le Traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009 - celui qui régit actuellement les politiques et le fonctionnement de l'UE. La clause, soit le paragraphe 7 de l'article 42 du Traité, est parfois - pompeusement - comparée au fameux article 5 de l'Otan, ce « un pour tous, tous pour un » : l'engagement à se prêter mutuellement secours en cas d'attaque contre l'un des Alliés. Un engagement réputé « solide comme le roc »… que Donald Trump s'emploie à miner par des déclarations intempestives à répétition, quand ce n'est pas par sa velléité de s'emparer « par la force s'il le faut » d'un territoire appartenant à un Etat membre de l'Alliance, le Groenland, sous souveraineté danoise…

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