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A Athènes, une communauté autogérée mobilisée contre un projet de réhabilitation de « son » quartier

Δημοσιεύθηκε στη Le Monde ,
Les bâtiments des « Prosfygika » à Athène, en novembre 2014. LOUISA GOULIAMAKI/AFP
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Les bâtiments des « Prosfygika » à Athène, en novembre 2014. LOUISA GOULIAMAKI/AFP

Huit immeubles, construits dans les années 1930 dans le centre de la capitale, abritent depuis 2010 une communauté avec ses structures d’entraide autonomes. Les autorités projettent une reprise en main, impliquant l’expulsion de ses 400 habitants.

Entre la cour d'appel d'Athènes et le siège de la police grecque, des immeubles ocre, tagués et délabrés, surnommés les « Prosfygika » (des « réfugiés » en grec) dénotent dans l'avenue Alexandras, un des axes centraux d'Athènes. Dimos, Valentini et Suzon font partie de la communauté autogérée - « un exemple de coexistence harmonieuse entre 27 nationalités différentes », lit-on sur leur blog Sykaprosquat - qui occupe les lieux quasi abandonnés depuis 2010. Sur les bâtiments, des slogans résument l'état d'esprit : « Le langage commun, c'est la solidarité. »

Mais, depuis quelques jours, les 400 habitants des « Prosfygika » - parmi lesquels cinquante enfants, des personnes âgées et des malades - sont inquiets. Un projet développé par la région de l'Attique et le gouvernement prévoit de réhabiliter le quartier, qui est, selon eux, occupé par des squatteurs. « Il est évident qu'il ne doit pas exister de lieux occupés illégalement et que ceux qui existent encore doivent être évacués », a assuré, le 16 mars lors d'une conférence de presse…

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