Les discussions sur la dette grecque sont encore loin d'avoir abouti à une proposition acceptable du Fonds monétaire international (FMI), a estimé dimanche 3 avril la directrice générale de ce dernier, Christine Lagarde.
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« Ma vision des négociations en cours, c'est que nous sommes encore à une bonne distance d'un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d'administration », écrit-elle dans une lettre au premier ministre grec Alexis Tsipras, rendue publique sur le site internet du FMI.
Elle y répond à une demande d'explications d'Athènes après la publication par Wikileaks d'un document sur les négociations en cours entre le gouvernement grec et ses créanciers, où des représentants de l'institution évoquent un éventuel défaut du pays.
Dans sa missive, Christine Lagarde rappelle avoir déjà fait savoir, à plusieurs reprises, que le FMI ne pouvait soutenir « qu'un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes », faute de quoi « il échouerait à rétablir la confiance » et forcerait la Grèce à adopter...