La Grèce ou le berceau des illusions

Le président français Emmanuel Macron sur la colline du Pnyx. Athènes, 7 septembre 2017. © LUDOVIC MARIN

Le président français Emmanuel Macron sur la colline du Pnyx. Athènes, 7 septembre 2017. © LUDOVIC MARIN

En visite en Grèce, Emmanuel Macron puise dans le répertoire à symboles. Il rejoue la partition déjà composée par André Malraux en 1959 qui, dans sa référence à la Grèce antique, berceau de la démocratie et de la philosophie, cherchait une image forte pour asseoir son projet d'une société «du courage et de l'art». Emmanuel Macron fut tout aussi lyrique en haut du Pnyx, devant l'Acropole illuminée, pour en appeler à son projet européen. L'intention est louable, les symboles sont forts. Les politiciens grecs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés: à coup de tweets et retweets, ils se sont targués de l'importance accordée à leur pays placé au cœur d'un projet de renouvellement, comme si la Grèce, enfin, était au centre de l'attention non pour ses carences mais pour ses atouts. Ce jeu est de bonne guerre, où chacun devient en quelque sorte l'alibi de l'autre. Mais c'est un jeu de dupes qui ne sert en rien le pays et les défis auxquels il fait face.

Béance historique entre deux Grèce

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