Pendant quatre jours, les occupants des habitations pour réfugiés d’Athènes sont à Bruxelles pour manifester contre la menace d’expulsion qui plane sur eux. Sous couvert de réhabilitation des lieux, le gouvernement et la Région de l’Attique veulent faire disparaître cette utopie mise en pratique.
Depuis mardi et jusqu'à ce vendredi, une délégation des « prosfygika », des immeubles historiques d'Athènes originellement destinés aux réfugiés, est présente à Bruxelles pour mobiliser à la cause de leurs 400 habitants. Alors que ceux-ci ont transformé la vie dans ces blocs d'immeubles en une expérience de partage et de solidarité, ils sont menacés d'expulsion. Rencontre avec les parlementaires européens, avec des ONG, manifestation devant le Parlement : la délégation veut se faire entendre.
Tout remonte à juin 2025 quand la Région de l'Attique, le ministère de la Culture et l'Agence publique pour l'emploi ont décidé d'une réhabilitation et d'une « mise en valeur » de quatre des huit immeubles. La Région dit avoir l'intention de transformer les prosfygika en logement social, et qu'elle utilisera pour ce faire des fonds européens.