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Escale à Tinos, anti-Mykonos et havre de paix des Cyclades

Published in Le Figaro on

GRAND REPORTAGE - Façonnée patiemment par la main de l'homme, héritière de plus de cinq siècles d'influence vénitienne, Tinos offre un visage agricole et gracieux. Moins exubérante que sa voisine Mykonos, elle séduit par sa richesse culturelle et son authenticité.

À Dyo Choria, attablés sous un platane un verre d'ouzo à la main, un groupe de marcheurs fraîchement arrivés de l'île voisine d'Andros écoutent leur guide, Ariane, comparer les deux îles. « Si Andros était une femme, elle serait grande et voluptueuse. Elle a tout, des montagnes, de l'eau, c'est une beauté sauvage. À côté, Tinos est petite, mais elle sait se parer, elle met des boucles d'oreilles, du maquillage et pour finir, on ne se souvient que d'elle ! » Elle poursuit son discours, mais le petit groupe ne l'écoute déjà plus, bercé par le glouglou de la fontaine communale et subjugué par la vue à couper le souffle.

Vénération de la Vierge

Chapelle sur la route de Kardiani. Laurent Fabre pour «Le Figaro Magazine»

À quelques kilomètres de là, à Chora, des Français fêtent gaiement l'ouverture de Boui Boui Tinos, un délicieux restaurant de mezzés où Valentine Miniconi, qui a quitté Paris et le monde de la mode, exprime son talent et sa créativité. Les convives, plus ou moins récemment expatriés, sont céramiste, créateur de…