En Grèce comme ailleurs, l’écologie et les intérêts économiques font rarement bon ménage. Nicolas Verdan, qui signe aujourd’hui sous le nom de Nikos Nikolopoulos, le rappelle dans un roman noir qui conjugue avec brio indignation, dénonciation et respect des nuances
La Grèce! Un passé somptueux, un présent pas simple et la terrible crise des années 2010 magnifiquement mise en polars par Pétros Márkaris. Pour être honnête, face aux guerres absurdes et meurtrières qui explosent de toutes parts, on l’avait un peu oubliée, la Grèce, sauf en période de vacances, bien sûr. Et voilà que, dans toute son amplitude complexe, elle nous revient en plein cœur grâce au nouveau roman de Nicolas Verdan, Et Athènes brûlait.
Vaudois de père, Grec par sa mère, l’écrivain et journaliste bien connu des Romands change cette fois-ci non seulement d’éditeur – il publie aux Editions de l’Aube – mais aussi d’«identité». A plus de 50 ans, il signe son dernier livre Nikos Nikolopoulos, du nom de famille de sa grand-mère maternelle. «Une forme de clin d’œil générationnel, affectueux et respectueux», nous explique-t-il. Cela dit, l’écrivain reste fidèle à lui-même, à son goût pour la complexité des êtres et des choses et, plus que tout, à sa volonté d’interroger, notamment sur le terrain, la réalité…