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« La protection des frontières ne peut être efficace sans morts » : en Grèce, la politique migratoire divise le reste de l'UE

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En Grèce, la question de la gestion de l'immigration divise depuis l'arrivée de l'élu d'extrême droite Thanos Plevris à son ministère, en 2025.LTD/LG/REUTERS/Nicolas Economou
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En Grèce, la question de la gestion de l'immigration divise depuis l'arrivée de l'élu d'extrême droite Thanos Plevris à son ministère, en 2025.LTD/LG/REUTERS/Nicolas Economou

Les récents événements de Ceuta ont ravivé les débats autour de la politique migratoire de l'Union européenne. Athènes, qui enfreint pourtant plusieurs règles de droit, est désormais pris en exemple.

Fin février 2020. Rompant le pacte négocié avec l’Union européenne quatre ans plus tôt, le président turc « ouvre les portes » de son pays, poussant les exilés présents sur son sol à prendre les routes de l’Europe. Une nouvelle fois, la Grèce, déjà traversée par 1 million de migrants en 2015-2016, se retrouve en première ligne. Des milliers de personnes à la frontière terrestre avec la Turquie. Les îles de la mer Égée voient de nouvelles embarcations débarquer sur leurs côtes.

Cette fois, Athènes choisit la méthode dure. L’armée est mobilisée et les plus hauts dignitaires européens sont dépêchés sur place. La Grèce est présentée comme le « bouclier européen », selon l’expression employée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. La migration est considérée comme une menace hybride et un enjeu sécuritaire plutôt qu’humanitaire. Un mur d’acier doté de caméras thermiques et de canons sonores est étendu sur plusieurs dizaines de kilomètres, la région se militarise.

La Grèce crée de nouveaux camps fermés sur plusieurs îles, développe un arsenal technologique et…

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