Christine Lagarde, à Pékin, en Chine, le 20 mars.
Les discussions sur la dette grecque sont encore loin d'avoir abouti à une proposition acceptable du Fonds monétaire international (FMI), a estimé dimanche 3 avril Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds.
« Ma vision des négociations en cours, c'est que nous sommes encore à une bonne distance d'un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d'administration », écrit-elle dans une lettre à Alexis Tsipras, le premier ministre de la Grèce, rendue publique sur le site Internet du FMI.
Elle y répond à une demande d'explications d'Athènes à la suite de la publication par WikiLeaks d'un document sur les négociations en cours entre le gouvernement grec et ses créanciers, où des représentants de l'institution évoquent un éventuel défaut du pays.
Dans sa missive, Mme Lagarde rappelle avoir déjà fait savoir, à plusieurs reprises, que le FMI ne pouvait soutenir « qu'un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes », faute de quoi « il échouerait à rétablir la confiance » et forcerait la Grèce à adopter encore plus de mesures d'ajustement.
« Bien sûr, toute spéculation sur le fait que...