Le président chypriote, Nikos Christodoulides, à Bruxelles, le 26 juin 2025. NEWS AGENCY GERMANY/SHUTTERSTOCK/SIPA
Un scandale provoqué par une vidéo diffusée sur X mettant en cause plusieurs proches du président chypriote dans des affaires de corruption secoue l’île de Méditerranée orientale, alors qu’elle vient de prendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.
Alors que le gouvernement chypriote de Nikos Christodoulides se réjouissait de prendre la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne (UE), le 1er janvier, la fête a tourné court. Diffusée le 8 janvier sur le réseau social X, une vidéo met en scène plusieurs personnalités politiques et économiques de premier plan, suggérant l'existence d'un système de financement politique occulte et de contournement des sanctions européennes contre des oligarques russes.
La vidéo, d'une durée de huit minutes, montre, dans ce qui ressemble à des enregistrements réalisés en caméra cachée, des échanges entre le directeur du cabinet présidentiel, Charalambos Charalambous, l'ancien ministre de l'énergie George Lakkotrypis et le PDG du groupe de construction Cyfield, George Chrysochoos.
On les entend notamment évoquer des mécanismes permettant de contourner le plafond légal de financement des campagnes électorales, fixé à 1 million d'euros, grâce à des dons en liquide non déclarés à un organisme caritatif. En contrepartie, des…