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Le FMI et les Européens divisés sur la gestion de la dette grecque

Published in Les Echos on
La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a répondu lundi à la lettre du premier ministre Tsipras en disant que les discussions avec la Grèce étaient encore loin d'avoir abouti à un programme acceptable par le Fonds. - AFP / FABRICE COFFRINI
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La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a répondu lundi à la lettre du premier ministre Tsipras en disant que les discussions avec la Grèce étaient encore loin d'avoir abouti à un programme acceptable par le Fonds. - AFP / FABRICE COFFRINI

Les créanciers de la Grèce sont de retour à Athènes. Mais un différend les oppose sur ­la manière de traiter la dette du pays.

Généralement prudente, Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international a accusé sans détour lundi les autorités grecques d'être à l'origine de la fuite organisée samedi sur le site Wikileaks, révélant une conversation récente entre responsables du Fonds au sujet de la Grèce. «?Les Européens vont être focalisés sur le référendum au Royaume-Uni au cours des prochaines semaines. On peut penser que les Grecs souhaitaient ramener le projecteur européen sur la question de la dette?», analyse Louis Harreau, stratégiste au Crédit Agricole.

Le Premier ministre a des raisons de s'inquiéter des intentions de ses créanciers. Car ce qu'a révélé la transcription de la discussion du 19 mars entre Poul Thomsen, chef du département Europe du FMI et sa collègue Delia Velculescu, chef de mission à Athènes, c'est que ces derniers sont divisés sur la marche à suivre. Le FMI qui a refusé jusqu'ici de s'impliquer dans le troisième plan d'aide à la Grèce pense qu'il est contre-productif de fixer à ce pays des cibles budgétaires trop...

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