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Pourquoi Syriza ne peut pas être comparée au FN

Published in Le Monde on
Au centre, Panos Kammenos (ANEL, droite souverainiste) et le premier ministre, Alexis Tsipras.
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Au centre, Panos Kammenos (ANEL, droite souverainiste) et le premier ministre, Alexis Tsipras.

« Le Front national (?) est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d'extrême droite. Mais, d'ailleurs, vous voyez cette coagulation des contraires se faire : qui adore Syriza chez nous ? Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Avec qui s'allie Alexis Tsipras en Grèce ? Avec son extrême droite souverainiste. »

Cette phrase du ministre de l'économie, Emmanuel Macron, qui comparait, lundi 6 juillet, le parti au pouvoir en Grèce au Front national français, a beaucoup agacé au Parti socialiste et à gauche. Pourtant, cet amalgame assimilant Syriza et FN est assez répandu, notamment à droite. « Il y a deux personnes qui se sont réjouies de l'arrivée de ce gouvernement invraisemblable en Grèce - invraisemblable ! - c'est M. Mélenchon et Mme Le Pen », avait lancé Nicolas Sarkozy en mars. Depuis, il ne perd pas une occasion d'évoquer en Syriza « les amis de Mme Le Pen ». Qu'en est-il réellement ?

1. Syriza est-il de gauche ou d'extrême gauche ?

« Syriza » est un acronyme qui signifie « coalition de la gauche radicale ». Au total, 13 partis le composent, qui vont des écologistes aux maoïstes...

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