L’île des Cyclades a vu 10% de sa surface partir en fumée à cause d’une déchetterie mal gérée. Des élus sont en garde à vue. Le surtourisme et la privatisation des services publics sont pointés du doigt
REPORTAGE - Applis de réservation, mise en place de surveillants… Les résidences hôtelières cherchent la parade à ce phénomène devenu récurrent chaque été, où, dès l’aube, les vacanciers se précipitent pour déposer leur serviette.
Trop d’îles, des ferries réservés au cordeau, une plage choisie sans regarder le vent… Dans les Cyclades, les déconvenues tiennent souvent à peu de chose.
En deux décennies, l’île a changé de visage : des poulpes qui sèchent au soleil aux cartes de cocktails façon Mykonos, des tavernes de pêcheurs aux suites à 800 € la nuit.
Le gouvernement grec a interdit l’exploitation commerciale de 251 plages à travers le pays. Transats payants, « beach bars », petites cantines sont désormais interdits.