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Papandreou s'engage derrière la cause européenne de la Turquie

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Από iNFO-GRECE ,

Pour sa première sortie à l'étranger, le nouveau premier ministre grec et ministre des Affaires étrangères, Georgios Papandréou, a choisi Istanbul où il a participé à la Rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de la Coopération interbalkanique, y retrouvant son rôle de fervent militant de l'adhésion de la… Turquie à l'Union européenne.

Reçu en tant que chef de la diplomatie grecque dans l'après-midi à l'aéroport international d'Istanbul "Kemal Ataturk" par son homologue turc, Ahmet Davutoglu, et accompagné du ministre adjoint, Dimitris Droutsas, M. Papandréou mentionne dans son message, à titre des problèmes "qui nous concernent et nous font mal", la question chypriote, les relations bilatérales, la nécessité du respect absolu des frontières et de l'intégrité territoriale, ainsi que le respect des libertés religieuses, du Patriarcat oecuménique et de la Faculté de Théologie de Halki. Dans sa déclaration, M. Papandréou a rappelé sa détermination d'un rapprochement entre les deux pays, et qu'il il compte, non pas exploiter les problèmes existants, mais les résoudre.

Néanmoins, dans son intervention officielle devant les ministres des Affaires étrangères de la Coopération interbalkanique, M. Papandréou, a choisi de placer l'accent sur l'optique européenne de la Turquie lançant un appel solennel à ses partenaires européens pour qu'ils acceptent la demande d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

M. Papandréou a appelé les Européens à confirmer leur soutien à l'optique européenne de la Turquie, qui a besoin, a-t-il dit, d'une nouvelle dynamique, et de renouveler le message au peuple turc que la Turquie est la bienvenue dans la famille européenne.

Certes, le chef de la diplomatie grecque n'a pas manqué d'insister sur les obligations qu'entraîne la candidature à l'UE, relevant que la Turquie doit montrer sa volonté de continuer de l'avant dans les réformes et respecter l'acquis communautaire vis-à-vis de l'UE et des Etats-membres.

A ce point, M. Papandréou a enchaîné sur la question du nom de la FYROM, la Grèce et la FYROM, a-t-il souligné, partagent des intérêts communs, aspirent à ce que la région progresse dans la stabilité et la sécurité, affirmant avoir l'intention sincère de rechercher des moyens de régler le problème du nom et relevant aussi que la position de la Grèce sur ce point est claire et connue, et "va dans le bon sens".

M. Papandréou, qui a considéré que l'intégration européenne de tous les pays balkaniques pourrait aider à une solution du problème de l'appellation définitive de la FYROM, a par ailleurs proposé à nouveau "une feuille de route" pour l'adhésion de tous les pays des Balkans occidentaux d'ici 2014, cette année correspondant au 100e anniversaire du début de la 1ère Guerre mondiale.

A l'occasion de ce voyage, M. Papandréou a également rencontré le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avec qui il a procédé à un tour complet d'horizon des dossiers des relations gréco-turques.

Résumant son entretien de plus d'une heure avec son homologue turc à la délégation des journalistes grecs qui l'accompagnaient, M. Papandréou a estimé que M. Erdogan a la volonté politique d'aider au règlement des problèmes, bien qu'il reste, a-t-il noté, à ce que cela se traduise dans les actes.

Tout cela sera évalué aussi lors du Sommet (de l'UE), a affirmé M. Papandréou qui, appelé à dire s'il y a une chance que la Grèce exerce son droit de veto en décembre prochain, a relevé que tous les outils sont sur la table et insisté qu'il s'agit d'une date importante et l'évaluation sera sérieuse.

M. Papandréou a fait une mention spéciale à la question chypriote, en signalant à M. Erdogan qu'il soutient les efforts de Dimitris Christofias (président chypriote) en vue d'un nouvel accord dans la question chypriote dans le cadre des résolutions de l'ONU et de l'acquis communautaire, et lui demandant de soutenir lui aussi de son côté M. Talat (leader turco-chypriote) afin qu'il contribue à son tour à la recherche d'une telle solution.

L'entretien a également porté, comme cela était attendu, sur le problème des infractions et violations turques en Egée, le premier ministre grec déclarant avoir discerné une certaine disposition de changement d'attitude de la part de la Turquie.

A ce point, M. Papandréou a observé que la note d'information de la Commission européenne concernant le Sommet de décembre n'est pas positif pour la Grèce, et informé avoir eu de ce fait un entretien téléphonique avec le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, auquel il a présenté les positions grecques. M. Papandréou a d'ailleurs l'intention d'avoir très prochainement une entrevue avec le chef de l'exécutif de l'UE.

Interrogé sur un article paru dans la presse turque, qui le cite souhaiter proposer à la Turquie un pacte de paix, M. Papandréou s'est contenté de noter qu'il "est encore trop tôt", alors que dans un commentaire plus général sur sa visite en Turquie, il a expliqué avoir voulu donner un signe de la politique étrangère que suivra dorénavant la Grèce, avec des initiatives et une présence qui donnera le sentiment qu'il existe une diplomatie avec des objectifs, une vision et des résultats pratiques.

i-GR/ANA-MPA

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