Le président du parti socialiste grec (PASOK), Georges Papandreou, dans une interview accordée au journal To Vima tis Kyriakis, attribue au gouvernement la responsabilité de n'avoir pu garantir "un cadre sûr et une feuille de route pour les relations greco-turques" lors du précédent Sommet européen de décembre, avec pour conséquence de se trouver devant le dilemme actuel d'interrompre la marche européenne de la Turquie après les récentes déclarations turques au sujet de Chypre.
M. Papandreou insiste notamment sur le fait que "l'occasion est perdue, car la stratégie et les efforts déployés pendant de longues années ont été abandonnés avec pour résultat de nous trouver à présent devant le dilemme que la Grèce ou Chypre arrête l'orientation européenne de la Turquie qui constitue un choix décisif pour le pays où de soutenir celle-ci en acceptant les faits accomplis".
Il souligne encore que "nul ne peut ignorer le fait que Chypre est membre à part entière de l'UE et la Turquie un pays candidat à l'adhésion", ajoutant tout aussitôt que "ces rôles ne peuvent en aucun cas être ignores ni échangés". Il invite en conséquence le gouvernement à "organiser ses tactiques diplomatiques [...] en ayant des objectifs concrets, et en faisant preuve d'une mobilité diplomatique dans toutes les directions", ajoutant encore que "le gouvernement doit cesser de suivre les évolutions comme un simple spectateur, comme un tiers indifférent, cette position n'ayant provoque que des dégâts".
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