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JO d'Athènes - Jacques Chirac : J'exprime toute ma confiance aux autorités grecques

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Από iNFO-GRECE ,

A 100 jours des Jeux Olympiques, Paris était à la fête mercredi où le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a présenté en grande pompe la composition de la délégation française aux JO d'Athènes devant plus de 300 journalistes. Invité de marque le maire d'Athènes elle-même, Dora Bakoyannis, et honneur ultime pour le CNOSF le Président de la République Jacques Chirac est venu salluer l'équipe française et dévoiler une fresque commémorative à la Maison du Sport français de l'avenue Pierre de Coubertin dans le 13e arrondissement. Mais l'enthousiasme tout sportif de la cérémonie a été quelque peu obscurci par la nouvelle de trois bombes explosées en banlieue d'Athènes derrière un commissariat, tombée dès le petit matin dans les salles de rédaction internationales. On imagine alors que les questions sur la sécurité ont été pressantes. Explications et déclarations à iNFO-GRECE.

Pour le maire d'Athènes, Dora Bakoyannis, le fauteuil d'invité d'honneur au premier rang de la salle, où se déroulait la présentation du programme de la délégation française au JO d'Athènes, n'a jamais dû être aussi confortable que ce matin, permettant à Mme le maire de gagner quelque temps précieux le temps que ses conseillers récoltent les dernières informations d'Athènes. A la pause qui a précédé l'arrivée du Président Jacques Chirac, Dora Bakoyannis pouvait alors être rassurante affirmant que les explosions de ce matin dans un faubourg d'Athènes "c'était un petit incident isolé qui peut arriver à n'importe quelle capitale du monde, la police et les journaux ont été prévenus avant pour que rien de grave n'arrive et ça n'a rien à faire avec la sécurité des JO". Par rapport à la symbolique du jour de l'explosion, Mme Bakoyannis reste tout aussi confiante : "c'était un attentat sans rapport avec les JO", répète-t-elle, "la seule façon pour que la presse s'intéresse [aux groupuscules locaux]. La Grèce collabore avec le Comité International Olympique, avec tous les services d'ordre de plusieurs pays, avec l'Union Européenne et l'OTAN. Je n'y vois pas un avertissement; ni une alerte pour les JO. Jacques Chirac a exprimé sa confiance en la Grèce et en la ville d'Athènes", nous a-t-elle certifié après le passage du Président français. "Je peux vous assurer que tout a été mis en oeuvre pour garantir la sécurité pendant les Jeux". Pour qui connaît le passé du maire d'Athènes (voir notre article précédent), il en faudrait vraiment plus que ça pour lui faire perdre son sang froid.

"Toutes les nations doivent veiller, au côté des autorités grecques, à qui j'exprime toute ma confiance, à ce que le message olympique soit entendu lors des jeux d'Athènes", a dit justement Jacques Chirac. "Le 13 août prochain, les JO seront ouverts à Athènes, Athènes où vont converger au même moment des émissaires du monde entier porteurs de messages des valeurs symboliques de l'olympisme, un message de paix, un message de fraternité, un message d'ouverture aux autres et de respect des différences", a encore lancé M. Chirac. Le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, présent également à la cérémonie du CNOSF a renouvelé sa confiance aux autorités grecques. "On a toujours eu une très grande conscience de l'exposition des Jeux. Mais j'ai confiance", a dit le ministre. La somme record de 650 millions d'euros, soit 30% du budget total des Jeux de Barcelone en 1992 est consacrée à la Sécurité des JO qui seront ainsi les Jeux Olympiques le plus surveillés de l'histoire.

Le gouvernement français avait de toute façon décidé d'envoyer une équipe de policiers français, notamment des hommes des unités spéciales du RAID, pour encadrer les athlètes de l'équipe de France pendant toute la durée des Jeux. "Depuis le début, nous avons travaillé au sein d'un groupe d'experts, avec les Etats-Unis, l'Australie, la Grande Bretagne, Israël, a la mise en place du dispositif de sécurité qui a été préconisé par la partie grecque et les organisateurs. Ce groupe s'est réuni depuis pratiquement 1997, date de l'obtention des Jeux par Athènes. Donc nous avons toute confiance en les dispositions qui sont prises par le gouvernement et le comité grec", a expliqué le ministre de la jeunesse et des Sports, Jean François Lamour.

Le président du Comité national olympique français, Henri Sérandour, devait nous expliquer un peu plus tard que les événements du jour le confirmaient un peu plus dans sa conviction que les équipes françaises devaient utiliser exclusivement les installations et les services officiels qui seront sécurisés au maximum. Il reste que certaines des équipes de la délégation française ne seront pas logées au village olympique. "Pour ceux-là, pour le club France, on réfléchit à la mise en place d'un dispositif complémentaire. Nous ne remettons pas en cause les dispositions prises par les Grecs mais nous la compléterons par un dispositif complémentaire situé hors du village et au club France. Aujourd'hui, aucune décision n'est prise. Nous y réfléchissons. Nous prendrons notre décision quelques jours avant le début des Jeux. Cela se fera en parfaite collaboration avec la partie grecque". Mais aussi le président du CNOSF a dû évoluer dans son avis quant au séjour des sportifs français lesquels sont désormais sont fortement incités à quitter Athènes dès la fin de leur compétition. "J'aurais souhaité qu'ils puissent rester et suivre les compétitions des autres disciplines", nous dit M. Sérandour. "J'ai toujours suivi la même politique, que ce soit à Barcelone, à Atlanta ou ailleurs, mais depuis le 11 septembre new-yorkais et le derniers attentats à Madrid il y a une charge supplémentaire. Je reconnais qu'Athènes a pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les Jeux", explique-t-il.

"Toutes ces mesures ne font pas très fête", nous lançons alors à M. Sérandour. Il n'en faut pas plus pour que l'ancien sportif laisse sort de ses réserves officielles et laisse parler son cœur. "La Grèce a le courage d'organiser les premiers Jeux dans le nouveau contexte de menace internationale. La tâche n'est pas facile mais on doit reconnaître qu'ils ont mis le paquet. En tout cas ce n'est pas la délégation française qui ira leur causer des problèmes. Nous sommes de tout cœur avec les Grecs et je salue ce courage et l'énergie qu'ils déploient. Qu'ils soient sûrs que nos sportifs iront à Athènes avec une seule idée : aller jusqu'au bout de leur rêve. Et ça c'est la fête et ce sera quand même la fête malgré toutes ces mesures indispensables".

Imperturbable aussi, depuis le siège à Genève, le président du CIO, Jacques Rogge, faisait la déclaration suivante : "Dans cent jours exactement, la Grèce aura l’occasion de faire la preuve de son hospitalité légendaire, connue sous le nom de 'filoxenia', lorsqu'Athènes accueillera le monde entier pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques", non sans cacher son impatience et une certaine jubilation à l'approche du jour J. "Dans les jours qui viennent, la commission de coordination et la commission des athlètes du CIO se rendront à Athènes afin de voir de près les sites dans l’enceinte desquels les meilleurs sportifs du monde concourront cet été. Je suis impatient d’entendre ce qu’ils auront à me dire concernant l’avancée des travaux accomplis dans un intervalle de temps aussi bref; j’attends avec la même impatience le moment où, aux côtés de mes amis et collègues grecs, je verrai les athlètes pénétrer dans le stade olympique, dans cent jours exactement", déclarait-il. Le CIO confirmait un peu plus tard publiant une déclaration que "d'après les informations fournies par les autorités grecques, rien n'indique jusqu'ici que les incidents de ce matin soient liés aux préparatifs des Jeux Olympiques de cet été. Nous restons en contact avec nos collègues grecs, qui nous tiendront informés de l'évolution de la situation." Un feuilleton donc à suivre.

dora

i-GR/AE/AK

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