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En Grèce, à Monemvasia, un téléphérique censé attirer toujours plus de touristes inquiète les habitants

Published in Le Monde on
Vue aérienne de la ville fortifiée de Monemvasia, en Laconie (Grèce), le 10 août 2020. ATHANASIOS GIOUMPASIS/GETTY IMAGES
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Vue aérienne de la ville fortifiée de Monemvasia, en Laconie (Grèce), le 10 août 2020.

Dans le sud du Péloponnèse, Monemvasia, cité médiévale suspendue au-dessus de la mer Egée, est en émoi. La construction d’un téléphérique inquiète les habitants, qui craignent que ce paysage unique ne soit endommagé à jamais pour accueillir toujours plus de touristes.

A Monemvasia, cité médiévale construite sur un piton rocheux surplombant la mer dans le sud-est du Péloponnèse, la quiétude matinale n’est plus au rendez-vous depuis le mois de mars. Le bruit des marteaux hydrauliques fait sursauter les chats et la vingtaine d’habitants permanents du Kastro, nom donné à la ville basse – la commune comptant au total 1 200 habitants.

Ces travaux s’accompagnent de quelques chutes de pierres et sont d’autant plus pénibles pour les résidents qu’ils concernent un projet controversé : la construction d’un téléphérique visant à rejoindre la ville haute – où se situe l’église Sainte-Sophie, chef-d’œuvre byzantin du XIIe siècle. Cette forteresse quasi abandonnée n’est accessible actuellement qu’en montant à pied par un sentier escarpé.

La municipalité et le ministère de la culture grec défendent le projet, car il permettra de rendre accessible la ville haute à tous, aux personnes âgées et à mobilité réduite. « Peu de visiteurs accèdent à la forteresse et à Sainte-Sophie, de nombreux pèlerins

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