Evan Fournier renaît à Olympiakos après des moments difficiles à la fin de sa carrière NBA. (Christina Pahnke/Euroleague Basketball via Getty)
Evan Fournier était suspendu dans les airs, en déséquilibre pour échapper à la défense de Fenerbahçe. Alors, quand son tir à 3 points a transpercé la cible ce vendredi, mettant un point final au suspense (61-49, 34e, 79-61 au final), il a tapé sa tête de son poing et enfin laissé éclater ses émotions, haranguant les 14 000 furieux ayant investi l'OAKA Arena.
Après une vaine orgie offensive l'an passé (31 points, défaite 68-78 en demies contre Monaco), l'arrière international (2 m, 33 ans) a livré une partie plus maladroite (10 points, 3/11), mais plus consistante au soutien des siens (4 rebonds, 4 passes). À l'image d'une saison placée sous le signe d'un seul objectif : remporter le premier titre international de sa carrière. « Si on gagnait, cela me ferait plus plaisir pour nos fans », disait avant le Final Four le champion de Grèce 2025, son premier titre chez les pros. On n'est pas obligé de le croire.
Comme il vaut mieux ne pas se fier aux pronostics qui font de son Olympiakos un immense favori face au Real, club aux 11 couronnes, ce dimanche soir. « Je ne connais pas d'équipe plus dangereuse qu'un Madrid outsider », a écrit sur X avec sagesse Fabien Causeur, sacré avec le Real en 2018 et 2023. Même avec une raquette dépeuplée (Tavares, Len et Garuba, touché au tendon d'Achille…