Bartholomée 1er, patriarche orthodoxe de Constantinople, 86 ans, ici, le 22 mars, lors d'une liturgie pour le défunt catholicos-patriarche de Géorgie Irakli Gedenidze / REUTERS
Lors d’une séance solennelle, le primat orthodoxe a symboliquement succédé ce lundi à Benoît XVI à l’Institut de France.
Sous la coupole de l'Institut de France, un vieux manuscrit du XVIIème siècle passe, en ce lundi 30 mars 2026, d'une main à l'autre. Il s'agit des écrits de saint Maxime le Confesseur en leur première édition critique, publiée à Paris en 1675. Rares, ces deux volumes sont un présent offert au Patriarche orthodoxe, Bartholomée I, reçu comme membre de l'Académie des Sciences Morales et Politique sur le fauteuil laissé vacant par Benoît XVI - il fut admis dans ce cénacle français avant d'être élu pape. Symboliquement, deux religieux, membres de cette illustre académie, le Grand rabbin Haïm Korsia et l'archevêque émérite de Strasbourg Mgr Luc Ravel, ont donc remis ce présent au Patriarche en place de l'épée d'Académicien, qui ne peut être offerte à un homme de Dieu.
Dans un français parfait, celui qui est aussi Primat de l'Église orthodoxe, veillant sur la foi chrétienne de 350 millions de fidèles, a évoqué l'œuvre intellectuelle et spirituelle de Joseph Ratzinger - Benoît XVI, dont il fut proche. Il a conclu son évocation par un touchant « que ta mémoire soit éternelle, saint frère ! », prononcé en grec.
« la recherche inlassable d'une vérité qui ne divise pas…