Le prédident de Chypre, Nikos Christodoulides, et son homologue israélien, Isaac Herzog, au palais présidentiel de Nicosie, à Chypre, le 10 septembre 2026.
Le rapprochement entre Nicosie et Tel-Aviv s’inscrit à rebours des mesures prises par de grandes chancelleries européennes, et suscite un certain mécontentement à Chypre. Dans la presse locale, on souligne le paradoxe d’un pays qui dénonce l’occupation de sa partie nord au nom du droit international, tout en étant l’allié d’un État sanctionné pour sa colonisation en Cisjordanie.
À Nicosie, la proximité avec Israël fait grincer des dents. Dans une période où de plus en plus de chancelleries adoptent des sanctions contre Israël - douze États, dont onze en Europe, ont récemment annoncé des mesures en réponse à la colonisation en Cisjordanie -, Chypre continue de revendiquer une position d'allié et renforce sa coopération avec l'État hébreu. Le président israélien, Isaac Herzog, s'est notamment rendu sur l'île le 10 septembre.
"Alors que d'importants pays occidentaux s'efforcent d'alourdir le coût politique et économique de la politique israélienne en Cisjordanie, Nicosie a choisi d'envoyer un message diamétralement opposé", regrette le quotidien chypriote Politis.
"Paradoxalement, il s'agit de l'application d'un principe qui est au cœur de la politique étrangère chypriote depuis des décennies : l'application du droit international et des résolutions de l'ONU."
Car Chypre, dont la partie…