Les drapeaux turc et grec de part et d'autre de la "ligne verte" à Nicosie. - Kostas Pikoulas/Sipa USA/SIPA
Pour le deuxième épisode de sa série sur les lieux qui disent la géopolitique, notre chroniqueur fait escale sur l'île divisée de la Méditerranée, nid d'espions.
Après les pays baltes, abordons les côtes d'un autre lieu où la géopolitique se fait sentir jusque dans la vie quotidienne. Chypre, île de Méditerranée orientale, est membre par sa partie Sud de l'Union européenne, dont elle a exercé la présidence tournante du Conseil au premier semestre 2026. Mais si la Grèce continentale - pays de l'UE le plus proche - se situe à près de 800 km, les côtes turques ne sont qu'à 75 km et les côtes syriennes à 105 km.
Le Proche-Orient est à portée de main, et surtout à portée de drones, comme en mars dernier au début de la guerre américano-iranienne. En mars 2024 le port chypriote de Larnaka est devenu point de départ d'un corridor maritime humanitaire vers Gaza soutenu par l'UE, les Etats-Unis et les Emirats arabes unis. Au printemps de la même année plus de 1 000 réfugiés syriens sont arrivés sur l'île depuis le Liban.