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En Grèce, les aides et allègements fiscaux promis par le premier ministre peinent à convaincre

Published in Le Monde on
Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, lors d’une conférence de presse à la Foire internationale de Thessalonique (Grèce), le 6 septembre 2026.
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Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, lors d’une conférence de presse à la Foire internationale de Thessalonique (Grèce), le 6 septembre 2026. 

A quelques mois des élections législatives, Kyriakos Mitsotakis a annoncé un paquet de 2,2 milliards d’euros d’allégements fiscaux et d’aides. Mais, après des années d’austérité, les salaires n’ont pas été revalorisés et le pouvoir d’achat reste parmi les plus faibles de l’Union européenne.

Pendant huit années de crise (2010-2018), la Grèce a voté des milliards d’euros de coupes budgétaires pour satisfaire ses créanciers. Selon le gouvernement, c’est désormais du passé. Le pays a renoué avec la croissance, qui avoisine désormais 2 %, et a dégagé en 2026 un excédent primaire (soit hors charge de la dette) proche de 4 % du produit intérieur brut (PIB).

Le premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, s’est félicité de ces chiffres dans son discours de rentrée à la Foire internationale de Thessalonique, le 6 septembre, mais il a admis que « la réussite de l’économie ne s’est pas reflétée dans le portefeuille de tous les citoyens ». Voulant y remédier à quelques mois des élections législatives, prévues au printemps 2027, le leader conservateur au pouvoir depuis 2019 a annoncé un paquet de 2,2 milliards d’euros d’allégements fiscaux et de revalorisation du pouvoir d’achat pour l’année prochaine.

Le gouvernement entend porter le salaire minimum de 920 euros brut mensuels à 1 000 euros en janvier…

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