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Entre la Grèce et la Turquie, un projet de parcs marins accroît les tensions sur la délimitation de leurs eaux territoriales

Δημοσιεύθηκε στη Le Monde ,
Le ministre grec des affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis (à droite), et son homologue turc, Hakan Fidan, à Athènes, le 8 novembre 2024.
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Le ministre grec des affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis (à droite), et son homologue turc, Hakan Fidan, à Athènes, le 8 novembre 2024.

Après presque trois années de relative désescalade, une série d’initiatives turques, en mer Egée et en Méditerranée orientale, et des partenariats militaires grecs réveillent la discorde entre les deux voisins.

A Athènes, depuis la signature d’une « déclaration d’amitié et de relations de bon voisinage » avec Ankara, en décembre 2023, le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis aimait rappeler qu’il naviguait en « eaux calmes » avec son voisin turc. « Mais j’ai bien peur que ce soit la fin des “eaux calmes” », avertit Panagiotis Tsakonas, professeur de relations internationales à l’université d’Athènes.

Le dernier sujet qui fâche à Athènes est la décision prise par le gouvernement turc, lundi 17 août, de créer deux premiers parcs marins nationaux aux abords de ses côtes : l’un dans le nord-est de la mer Egée, l’autre, au sud, en Méditerranée. Or, le tracé de ces deux aires maritimes, protégées pour des raisons environnementales, concerne des espaces relevant de la souveraineté grecque. Les eaux territoriales entre Lemnos et Samothrace, dans le premier cas, et l’île grecque de Kastellorizo, dans le second.

« L’idée, en Turquie, est que, finalement, l’accalmie a profité à la Grèce qui a pu se réarmer, signer plusieurs contrats d’armement, créer des parcs marins, et Erdogan a donc décidé d…

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