La Grèce devrait connaître une croissance anémique de 0,4 % en 2016. © AFP
C'est un inquiétant état des lieux de l'économie grecque que dresse le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport sur le pays publié mardi soir. On comprend dès lors pourquoi ses actionnaires sont si réticents à participer au troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros de prêts sur trois ans (2015-2018) accordé par le reste de la zone euro à l'été 2015.
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Non que les efforts d'Athènes n'aient été réels. Depuis 2009, les comptes publics et la balance extérieure ont été ramenés d'un déficit à deux chiffres à l'équilibre aujourd'hui (hors intérêts de la dette). Un ajustement qualifié d'« impressionnant » par les équipes du FMI, qui en ont pourtant vu d'autres. L'effort est d'autant plus louable qu'il a été réalisé dans le contexte de l'Union monétaire européenne, c'est-à-dire sans pouvoir recourir à l'arme de la dévaluation.
Une économie grecque « non compétitive »
Mais cet ajustement budgétaire considérable, d'environ 16 points de PIB en cinq ans, a été payé au prix fort. Le PIB s'est contracté de plus d'un quart depuis 2008 et les investissements, de plus de 60 % ! Quant...