L’ancien premier ministre, qui s’était mis en retrait depuis trois ans, a lancé mardi son propre parti nommé « ELAS », dans l’espoir de défier le premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis, au pouvoir depuis sept ans.
Dix-sept personnes ont été interpellées dans le nord du pays, en particulier à Thessalonique. Lundi, vingt-deux arrestations avaient déjà eu lieu, la plupart sur l’île de Crète.
L’enquête concerne le détournement de subventions agricoles de l’Union européenne à des agriculteurs grecs, pour un préjudice estimé à plus de 19 millions d’euros. En octobre, des dizaines de personnes avaient déjà été arrêtées dans tout le pays.
Ouvertement engagée contre la corruption, la procureure en chef du Parquet européen ne se fait pas que des amis en Grèce, à commencer par la majorité gouvernementale, qui cherche à la discréditer par tous les moyens.
La Grèce, pays longtemps le plus acquis à la cause palestinienne, est devenue un soutien de l’État hébreu grâce à la signature de contrats de coopération militaire.
Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a annoncé l’interdiction à venir dans une vidéo publiée sur Tiktok, évoquant une mesure « difficile mais nécessaire ».
Dans un message diffusé ce dimanche à la télévision grecque, Kyriakos Mitsotakis, est longuement revenu sur le scandale OPEKEPE et les révélations de la semaine dernière.
Le premier ministre conservateur a été contraint de remanier en urgence son exécutif à la suite d’une enquête du parquet européen sur une vaste fraude aux aides agricoles européennes. Son gouvernement s’en trouve fragilisé, à un an des élections législatives.