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Au revoir l’été grec, je t’ai tant aimé

Published in Courrier Inter… on
Des baigneurs à Alepochori, en Grèce, face au village côtier de Psatha, ravagé par un feu de forêt, le 4 août 2026.
Légende

Des baigneurs à Alepochori, en Grèce, face au village côtier de Psatha, ravagé par un feu de forêt, le 4 août 2026.

Dans les colonnes du quotidien “Protagon”, cette journaliste grecque écrit une lettre d’adieu amère et nostalgique à l’été, dont la douceur et les bienfaits disparaissent dans la violence des flammes – mais aussi du surtourisme.

Ce sont ces images baignées de lumière. Le bruissement du vent qui te caresse. Ce sont les plongeons interminables dans les eaux fraîches, les promenades au coucher du soleil. Ce sont les amis, les rires, les conversations à la recherche de la Petite et de la Grande Ourse dans le ciel étoilé. C'est le chemin de l'amour et le reflet de la pleine lune sur la mer.

C'est la table dressée au moment où le plat chaud sort du four du village. La sieste de midi et les arômes de fruits fraîchement cueillis. C'est la thérapie dont tu avais la chance de bénéficier chaque année, à cette même période. Et c'était une évidence.

Du paradis à l'enfer

C'était la remise à zéro annuelle, pour tous. Tout ce qui s'était passé durant les mois du quotidien s'estompait pendant l'été. Des mois d'oubli. Tout s'équilibrait à nouveau. Et avant de retrouver la "normalité", l'âme et le corps se ressourçaient. L'été, tout se calmait. Août était le mois de la détente.

Ce sont ces images, baignées de lumière. Sauf que désormais, la lumière ne vient plus du soleil. Elle provient des flammes…