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Accrochée à flanc de rocher dans le Péloponnèse, une ancienne capitale oubliée attend toujours ses visiteurs

Δημοσιεύθηκε στη Le Figaro ,
Surnommée autrefois « la merveille de Morée », Mistra a été fondée en 1249 par Guillaume II de Villehardouin, prince franc d'Achaïe, État créé à la suite de la quatrième croisade. Iraklis Milas - stock.adobe.com
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Surnommée autrefois « la merveille de Morée », Mistra a été fondée en 1249 par Guillaume II de Villehardouin, prince franc d'Achaïe, État créé à la suite de la quatrième croisade. Iraklis Milas - stock.adobe.com

Au pied du mont Taygète et à quelques kilomètres de Sparte, les vestiges de Mistra offrent une surprenante plongée dans la Grèce médiévale.

Une fois n'est pas coutume, ce site historique classé au Patrimoine mondial de l'Unesco ne trouve pas ses origines dans l'Antiquité, comme la plupart des visites incontournables du Péloponnèse. Établie à flanc de rocher et peu visible depuis la plaine de Laconie, l'ancienne cité médiévale de Mistra apparaît au visiteur comme un mirage. Si elle semble aujourd'hui à l'écart des grands axes, elle a été pendant des siècles un enjeu stratégique pour le contrôle du Péloponnèse ; ce qui lui apporta une certaine opulence, tant pécuniaire que culturelle.

Pour rejoindre le cœur du site, planté au faîte d'un immense rocher, il faut grimper pendant près d'une heure sur un chemin abrupt et sinueux, parfois ponctué d'escaliers ou de passages pierreux plus difficiles. Surnommée autrefois « la merveille de Morée », Mistra a été fondée en 1249 par Guillaume II de Villehardouin, prince franc d'Achaïe, État créé à la suite de la quatrième croisade. Issu d'une dynastie champenoise, ce personnage aux idéaux chevaleresques administre ses riches territoires avec l'aide des puissances maritimes italiennes, notamment Venise. Mais cette domination s'arrête dix ans plus…