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Des rayons X révèlent des constellations du catalogue d’étoiles de l’astronome grec Hipparque

Δημοσιεύθηκε στη Le Figaro ,
Le manuscrit a été retrouvé dans un parchemin médiéval et s'appelle le Codex Climaci Rescriptus, un palimpseste (un texte ancien effacé pour en écrire un autre). Jacqueline Ramseyer Orrell/SLAC
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Le manuscrit a été retrouvé dans un parchemin médiéval et s'appelle le Codex Climaci Rescriptus, un palimpseste (un texte ancien effacé pour en écrire un autre). Jacqueline Ramseyer Orrell/SLAC

Longtemps considéré comme perdu, le palimpseste, un texte ancien effacé pour en écrire un autre, a été retrouvé dans un parchemin médiéval réutilisé par des moines. Grâce aux rayons X et à l’imagerie multispectrale, les chercheurs commencent à déchiffrer des constellations.

En 2022, une découverte relance l'histoire de l'astronomie. Le Catalogue d'étoiles, conçu par Hipparque, un astronome grec du IIe siècle, considéré comme perdu depuis plus de 1 800 ans, refait surface.

Le manuscrit a été retrouvé dans un parchemin médiéval et s'appelle le Codex Climaci Rescriptus, un palimpseste (un texte ancien effacé pour en écrire un autre). À l'époque, le parchemin valait cher. Des moines ont donc gratté un texte grec pour y recopier un ouvrage religieux. Le texte, presque entièrement effacé, se cache sous les lignes d'un texte religieux plus récent écrit par les moines autour du IXe siècle. Grâce à l'imagerie multispectrale, quelques lignes redeviennent lisibles et évoquent des constellations et des coordonnées d'étoiles.

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Depuis janvier, la recherche avance. Des pages du codex, conservées au Musée de la Bible de Washington, sont étudiées au SLAC de Stanford (National Accelerator Laboratory). Le synchrotron, une machine qui accélère des électrons presque à la vitesse de la lumière, y produit des rayons X ultra-puissants. En les projetant sur le parchemin, les chercheurs distinguent les différentes encres, dont celles du Moyen-Âge, riches en fer et celles de l'Antiquité, plus riches en calcium. D'après le magazine GEO, l'historien français Victor Gysembergh,du CNRS à Paris, examine une partie du palimpseste et espère isoler un maximum de données : « L'objectif est de récupérer le plus grand nombre possible de ces coordonnées ».

Il ajoute que ces données aideront à comprendre « certaines des plus grandes questions sur la naissance de la science ». Le manuscrit n'a d'ailleurs pas encore livré tout son contenu. Seulement onze pages sur deux cent ont été analysées pour l'instant.