Alexis Tsipras a appelé mardi les réfugiés et les migrants à ne pas tenter de rejoindre la «route» des Balkans qui n'a, selon lui, «aucune chance» de rouvrir. Il leur a demandé de se rendre dans les centres d'accueil mis en place par les autorités.
Des centaines de migrants ont réussi ce lundi à franchir à pied la frontière fermée qui sépare l'Union européenne des Balkans. Mais ils seront renvoyés en Grèce, assurent les autorités macédoniennes.
Les migrants tentaient de rejoindre la route des Balkans par une nouvelle voie d'accès, mais l'armée macédonienne a procédé à des centaines d'arrestations.
Alors que la Grèce craint que le nombre de migrants bloqués sur son territoire puisse atteindre le chiffre de 70.000 ce mois-ci -après la décision de quatre pays des Balkans d'imposer de nouveaux quotas pour endiguer l'afflux de migrants chez eux-, l'OCDE s'inquiète des conséquences sur
Idomeni. Le nom de ce petit village grec, situé à la frontière avec la Macédoine, inconnu il y a quelques semaines, pourrait devenir aussi tristement célèbre que Calais. S'y entassent dans un camp précaire des milliers de migrants, venus principalement d'Irak ou de Syrie.
«Une crise humanitaire menace la Grèce, nous ne pouvons pas la laisser seule dans cette situation», a insisté la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga jeudi à Bruxelles.
«Nous devons aider la Grèce.» Le message a été décliné dans toutes les langues par les dirigeants européens convoqués lundi à Bruxelles pour un sommet de crise avec la Turquie. La fermeture de la route des Balkans signifie l'arrêt du voyage à la frontière avec l'ancienne République ...
L'Union européenne va solliciter la Turquie et soutenir la Grèce pour que ces deux pays l'aident à régler la crise migratoire, avec la volonté de fermer définitivement "la route des Balkans", lundi lors d'un sommet à Bruxelles.