Angélique Ionatos, en concert à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en juin 2015.
L’interprète et compositrice vivait en France depuis plus de quarante ans. Angélique Ionatos est morte le 5 juillet à l’âge de 67 ans aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, des suites d’une longue maladie.
Toute sa vie, elle dédia sa voix à la poésie, la seule chose qui la réconciliait avec le monde, disait-elle. Avec solennité et tendresse, d’une voix où se croisaient force et douceur, elle chantait les poètes. Ceux de sa terre natale, Odysseas Elytis (Prix Nobel de littérature 1979) – « mon grand amour en poésie », soulignait-elle, dont elle fera publier une anthologie de poèmes traduits en français, Le soleil sait (Cheyne Editeur, 2015). Et puis Sappho de Mytilène, Kostis Palamas, Yannis Ritsos. Elle privilégiait la langue grecque mais chantait également Pablo Neruda, Atahualpa Yupanqui, Anna de Noailles, Jean-Roger Caussimon…
Sensible à la marche du monde, vigilante souvent indignée, voire révoltée, la chanteuse, guitariste et compositrice grecque Angélique Ionatos est morte des suites d’une longue maladie le 7 juillet aux Lilas, dans la Seine-Saint-Denis. Elle avait 67 ans, dont quarante vécus en France, tout en s’offrant régulièrement des escapades en Grèce.