Un rapport confidentiel du FMI indiquant que la dette grecque explosera à 260 % du PIB en 2060 tandis que ses besoins de financement pour la rembourser atteindront 62 % à cette date, a fait chuter les obligations et les actions sur les marchés financiers. Le rapport qui confirme le jugement maintes fois répété par les experts du Fonds que la dette grecque doit être allégée par les gouvernements européens qui la détiennent en presque totalité, sera débattu le 6 février prochain au conseil d'administration. Les pays créanciers refusent cependant toujours de modifier leur analyse. Tout en refusant toute restructuration de la dette grecque, ils réclament selon Jeroen Dijsselbloem, la participation, « non négociable », du FMI au troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros à la Grèce. Ils se disent convaincus que le gouvernement grec est en capacité d' assurer le remboursement de sa dette grâce à des excédents budgétaires massifs y compris après 2018.