Les économies françaises et européennes sont à priori à l'abri des conséquences du "non" grec au référendum.
Les conséquences économiques et financières du "non" au référendum grec pour la France demeurent réduites, tout comme à l'échelle européenne. Mais si la crise devait se prolonger, une perte de confiance en l'euro est à craindre.
Un "coup de torchon" était attendu au lendemain de la victoire du non en Grèce. Finalement, les marchés boursiers ont fait preuve d'un calme olympien. Un sang-froid à la hauteur des enjeux. Car, si désagréables soient-elles, les conséquences économiques et financières de ce vote pour la France comme pour la zone euro demeurent - a priori - réduites. "Que les choses soient claires, le pays qui est en danger, c'est la Grèce, ce n'est pas nous", martelait, avant le référendum, Michel Sapin. Il y a de la méthode Coué dans les propos du ministre des Finances mais, de fait, les entreprises françaises restent faiblement exposées à un "péril grec".
Les relations commerciales entre les deux pays sont marginales. Quant aux banques, leurs engagements ne s'élèvent plus qu'à quelques centaines de millions d'euros. Seul l'Etat encourt un risque,...